lundi 15 janvier 2018

CES REGARDS POSÉS SUR NOUS…


(Jn 1,35-42 - 2e dim. ord. B - 2018)

1. Ces regards posés sur nous  

Dans ce passage de l’évangile de Jean, on sent encore le frémissement ému de la première rencontre du disciple que Jésus aimait avec son Maître, dont le souvenir est resté gravé dans sa mémoire.

Dans ce texte, écrit longtemps après les événements, nous assistons encore aujourd’hui à ce jeu de regards qui a dû tant impressionner le disciple : jeu de regards chargés d’attente, d’émotion, d’admiration, de sympathie et d’amitié posés sur les personnes et qui a eu comme effet de les changer pour toujours. Le Baptiste et deux de ses disciples fixent leur regard sur Jésus qui approche. Celui-ci se retourne et les regarde. Les disciples le regardent et lui demandent où il habite. Le Maître leur dit de venir voir. Les disciples le suivent, ils voient et ils restent avec lui ce jour-là et tous les autres jours de leur existence.

Il y a ici comme une invitation non pas à éviter ou à ignorer les regards des autres, comme nous faisons habituellement, mais à les saisir, à se laisser interpeller, affecter, toucher et pénétrer par eux. Car, s’il est vrai qu’il y a des regards mortifères qui nous jugent, nous rabaissent, nous condamnent ; il y en a aussi beaucoup d’autres qui nous sauvent, qui nous guérissent, qui nous libèrent, qui nous font revivre, qui nous donnent des ailes, parce qu’ils créent la confiance en nous-mêmes, nous font découvrir que nous sommes extraordinaires, beaux, aimables et aimés ; et qui, par conséquent, remplissent notre existence de joie et de bonheur.

2. Ces regards qui nous brisent   

Je voudrais ce matin réfléchir avec vous sur l’importance et aussi l’ambivalence de ces regards qui, au cours de notre existence, se posent sur nous. C’est un fait, que souvent on a l’impression que tout le monde nous regarde, nous observe, nous surveille, nous en veuille, au point d’en être parfois perturbés et même angoissés. Ce malaise entraîne un sentiment d’insécurité qui, dans certains cas, peut se transformer en timidité, en peur, en anxiété et en culpabilité chroniques, voire même dégénérer en « phobie sociale ».

Sans arriver à ces extrêmes, il est certain que nous donnons habituellement une grande importance à la façon dont les autres nous regardent. Nous craignons d’être jugés. Nous avons peur de faire rire de nous; de ne pas montrer notre meilleur visage. Les raisons pour craindre le regard des autres sont multiples. Elles remontent souvent à notre enfance ; à une éducation sévère et rigide; à un contexte familial difficile; à des parents autoritaires, exigeants, toujours insatisfaits de nos performances; à la fréquentation de personnes qui nous ont brimés, mortifiés, opprimés, qui ne nous ont pas fait confiance, qui n’ont pas su encourager le développement de l’estime en nous-mêmes et en nos capacités.

La société dans laquelle nous vivons et qui valorise presque exclusivement la performance, la compétition, l’excellence, la réussite … peut aussi avoir eu son impact négatif sur la perception que nous avons de nous-mêmes, de nos possibilités, de notre valeur, de notre estime : nous craignons de ne pas être « à la hauteur »… À la longue, ce regard négatif et exigeant nous pèse au quotidien ; il est éprouvant pour les nerfs ; nous empêche de relaxer, d’être pleinement nous-mêmes, de faire ce que nous aimons vraiment, de nous réaliser selon nos désirs et nos rêves et de trouver notre véritable place dans la société.

Mais avons-nous vraiment raison d’attribuer une telle importance au regard des autres ? Avons-nous raison de penser que les autres nous regardent hostilement et nous jugent durement ? Cette impression est-elle vraiment fondée, correspond-elle vraiment à la vérité et à la réalité ? Ou se pourrait-il qu’elle ne soit, en réalité, que le produit de notre imagination et la projection de nos peurs et de notre insécurité profonde ?

S’il arrive parfois que le regard des autres, en croisant le nôtre, s’arrête brièvement sur nous, pourquoi supposer, par principe, que c’est pour nous juger, critiquer ou condamner, et non pas plutôt parce qu’ils ont été agréablement frappés par les traits plaisants et singuliers de notre personnalité ?

Alors, au lieu de craindre le regard des autres posé sur nous, ne pourrions-nous développer une attitude et une approche plus positive et bienveillante et penser que, s’il y a des gens qui nous regardent, c’est peut-être pour nous signifier combien ils nous trouvent sympathiques et pour nous indiquer que la route qui mène à leur cœur est ouverte à un possible échange d’amitié, de collaboration et, pourquoi pas, d’amour ?

C’est précisément cette route que ce texte d’évangile nous invite à entreprendre.

3. Ces regards qui nous recomposent  


            Si, d’un côté, il est vrai que nous sommes portés à craindre le regard des autres, de l’autre côté, il est vrai aussi que nous détestons l’anonymat et que nous ressentons un besoin viscéral d’être regardés avec intérêt, admiration et sympathie. Quelle souffrance dans notre vie lorsqu’on se sent invisibles et insignifiants ! Quelle déception et quel coup à notre ego, lorsqu'au cours d’une fête avec des amis, d’une soirée avec des collègues de travail, d’un événement social, personne ne semble s’apercevoir de notre présence! Quelle épreuve aussi dans notre vie professionnelle lorsque nos qualités, nos talents, nos compétences ne sont pas considérées et appréciées à leur juste valeur! Quelle tristesse dans la vie d’un couple lorsque la présence de l’autre est considérée comme acquise et que son désir d’attention et de tendresse n’est même plus remarqué! Nous voulons tous être regardés, reconnus, recherchés, accueillis et aimés, afin de pouvoir nous accepter, être heureux et donner de la plénitude et du sens à notre existence.


Par ailleurs, nous savons tous de quoi sont capables certains individus pour obtenir un bref moment de célébrité à la TV, sur YouTube, Facebook, Instagram ou dans d’autres réseaux sociaux. Il y a des gens qui sont prêts à balancer aux quatre vents les valeurs les plus sacrées, les sentiments les plus nobles et même des pans entiers de leur vie personnelle et intime, pour percer la barrière de l’anonymat. Pourquoi ? Parce que si personne ne me voit, si personne ne me remarque, si personne n’entend jamais parler de moi, je ne vaux rien ; je ne suis rien ; je n’existe pas.

Cependant, il ne faut jamais oublier que la valeur et la qualité de notre personne ne sont jamais mesurées par le regard d’autrui, mais uniquement par la valeur et la qualité de notre propre regard. Nous valons et nous sommes ce que vaut et ce qu'est notre regard. Le regard ne trahit et ne ment jamais. Il est un livre ouvert sur l’état de notre âme. Il dit toujours la vérité sur ce que nous sommes, sur nos intentions et nos sentiments. Il est le reflet et le miroir de notre âme, capable de dévoiler les zones les plus mystérieuses et les plus secrètes de notre personne.

Ainsi, s’il y a des regards qui sont vides, éteints, fuyards, indifférents, absents, durs, agressifs, jaloux, haineux, provocateurs, méchants… il y en a, par contre, d’autres qui sont comme une fenêtre de ciel ouverte sur la terre, tellement ils sont purs, clairs, lumineux, inspirants, rayonnant la bonté, la douceur, la bienveillance, la joie, la tendresse et l’amour. Ces regards de ciel éblouissent, captivent, fascinent, séduisent. C’est le type de regard duquel on aimerait toujours s’envelopper et dans lequel on voudrait se perdre. Je pense que c’est ce regard que les disciples ont dû apercevoir dans les yeux de Jésus. Je suis convaincu que c’est à cause de ce regard « divin » découvert sur le visage de Jésus que les apôtres ont tout abandonné de leur vie précédente pour s’aventurer à sa suite. La vie quotidienne peut devenir banale et insignifiante lorsque on a découvert un coin de paradis où rester.

4. Ces regards qui font vivre

Finalement, si dans notre existence nous avons tous besoin de sentir un regard posé sur nous, nous ne voulons cependant pas de n’importe quel regard. Nous avons besoin que quelqu’un nous regarde et nous fixe comme Jésus a regardé et fixé Pierre (Jn 2,42).

Nous avons besoin d’un regard qui ne s’arrête pas à l’extérieur, mais qui soit capable de pénétrer en nous et de voir ce que nous sommes en réalité dans les profondeurs de notre âme. Nous voulons un regard qui nous accepte tels que nous sommes, avec notre lot de bien et de mal, avec nos zones de lumières et d’ombres.

Nous voulons un regard qui se pose sur nous avec amour et qui nous accueille sans dédain, sans honte, sans peur, sans calcul, sans conditions. Nous voulons un regard qui nous accepte et qui nous veuille tels que nous sommes; qui se complaise même dans la découverte de la lourdeur de notre existence, tissée souvent serrée avec les fils de nos faiblesses, de nos médiocrités, de nos mesquineries, de nos bêtises, de nos erreurs et de nos fautes, qui s’entrelacent cependant toujours aussi avec les fils de trame de tant de gestes de bonté, d’altruisme, de générosité, de gentillesse et d’amour qui ont fini par faire de nous ces magnifiques exemplaires d’humanité, labourés par les vicissitudes de l’existence, que nous sommes finalement devenus.

Quelle est alors la qualité de notre regard ? Jésus demandait à ses disciples d’adopter le regard de Dieu, son Dieu, qui enveloppe toutes créatures d’un regard de bonté, d’accueil, de tolérance, de miséricorde, de tendresse et d’amour. Jésus n’hésitait pas à conseiller à ses disciples d’arracher l’œil mauvais qui à cause de son regard insensible, nourri à l’égoïsme et à la convoitise, devenait cause d’injustice, de mal et de souffrances pour les autres humains.

C’est ce regard d’amour de Jésus qui a sondé les profondeurs du cœur de Simon et qui a vu et qui a cru au potentiel de feu, de courage, de fidélité, de sensibilité que cet homme possédait, avec tous ses défauts, qui a transformé le rude et frustre pêcheur de Galilée en cette «pierre» inébranlable sur laquelle a pu s’appuyer et prendre son essor le rêve (ou l’utopie) du prophète de Nazareth.

Comme Jean, Simon et André, nous avons tous besoin de ce regard d’amour posé sur nous et capable de faire venir à la lumière le meilleur qui est en nous, et d’apercevoir notre vrai visage à travers les apparences défigurées produites en nous par les combats et les blessures de la vie. Et si nos accompagnions alors les disciples pour aller voir, nous-aussi, où le Maître habite ?        
       
BM  -Janvier 2018

«Venite e vedrete … »

(Gv. 1, 39, 2 dom. ord. B)

Sia nel vangelo che nella prima lettura emerge il tema di oggi: la chiamata. La chiamata è l’irruzione di Dio nella storia di una persona. Avviene per ogni uomo, ma accade solo quando una persona è disponibile, aperta, pronta ad accoglierla e soprattutto quando si lascia coinvolgere.

Nel vangeli di oggi è detto che Giovanni Battista vide Gesù che si avvicinavo e lo addita ai discepoli; e che Gesù vide i discepoli che furtivamete le seguivano. Per l’evangelista questo sguardo di Gesù posato su di noi è molto importante. Guardate, cosa la gente non fa per essere vista e per essere riconosciuta. Cosa la gente non fa per finire in tv. È disposta a tutto, a svendere tutto, anche i propri sentimenti più personali e la propria vita. Perché? Perché ha bisogno di essere notata : «Se nessuno mi nota,  non  valgo niente, non sono nessuno, non esisto».

Anche noi abbiamo bisogno che qualcuno ci guardi... Abbiamo bisogno che qualcuno ci fissi, come Gesù ha fatto con Pietro, che veda ciò che noi abbiamo dentro e che non prenda paura di quello che vede, che, ma che anzi sappia vedere il nostro vero volto e la nostra vera identità, anche se coperta sotto tutti gli stracci e le maschere della vita. Anche noi abbiamo bisogno di uno che veda ciò che noi non vediano ; che ci conosca veramente, nel quale possiamo porre tutta la nostra fiducia, con il  quale stabilire una affettuosa e simpatica complicità ; uno che ci possa dire: «Tu sei più di quello che credi d’essere! Io lo vedo, ti puoi fidare di me, non ti tradirò mai, sarò sempre dalla tua parte..».

Visto all’esterno Simone era un pescatore, uno fra i tanti, niente di speciale. Ma Gesù gli ha visto dentro. «Tu sei di più, Simone. Io credo in te. Io vedo ciò che hai dentro. Io vedo la tua passione, il tuo fuoco, la tua sensibilità, che puoi essere solido, resistente come una roccia. Vedo che su di te si può contare, si può costruire, ci si può fidare. Vedo anche la tua durezza, cocciutaggine, ma vedo anche tutta la ricchezza che hai. Tu puoi essere diverso. Tu puoi essere un altro».

L’amore è così: uno ti entra dentro e vede ciò che tu non vedi. Allora inizi a crederci anche tu e scopri che ha visto proprio bene!

Nel testo,del vangelo di oggi  ci sono due domande: «Che cercate?» e «Dove abiti?» e una risposta: «Venite e vedrete». Questo è il centro della nostra fede: Vuoi sapere chi sono: Seguimi!

Gesù non fa una lezione di catechesi, dei grandi discors., non dà soluzioni ai nostri problemi ; non dà comandi e non ha mai detto cosa fare o cosa non fare. Gesù  propone un cambiamento interiore e una  nuova strada. Se lo vuoi, la percorri, se no fa quello che ti pare e piace. E infatti molti non lo seguirono. La fede vive di libertà, così come tutto ciò che è importante (l’amore, l’amicizia, i rapporti tra le persone). La fede cristiana non è una teoria o una serie di pratiche, ma è una scelta di vita al seguito di Gesù; è un’esperienza, un rapporto, una relazione, una comunione con una persona.

 È solo entrando nella vita, con tutte le sue variabili, le sue difficoltà, i suoi alti e i suoi bassi, le sue salite e discese, le sue ripartenze e i suoi fallimenti, le sue sfide e le sue conquiste che incontreremo il Dio di Gesù. È solo entrando nella nostra vita e prendendola sul serio come un dono ricevuto dalle mani di Dio, prendendo tutte le notre responsabilità, senza sottrarci ai nostri doveri, che incontreremo il  Dio di Gesù.
           
Per vivere secondo lo spirito di Gesù, per essere suoi discepoli modelli non abbiamo bisogno di fuggire lontano dal mondo, di rinunciare inciare al mondo, come  si credeva e si insegnava una volta. Gesù ci chiama a seguirlo con la nostra vita e nella nostra vita, qualunque essa sia. Gesù ci chiama a diventare suoi discepoli con quello che siamo oggi.

La vita spesso è contorta, strana; a volte è crudele e a volte è meravigliosa. A volte la si capisce, a volte no. Dio non ci sottrae alle contraddizioni della vita, ai suoi lati oscuri, alle zone di mistero, ai conflitti inevitabili o ai dubbi che ci tormentano. Dio ci butta dentro e vuole che viviamo tutto quello che succede diretti e animati dal suo Spirito, cioé dallo Spirito che Gesù ci ha lasciato.

I tre discepoli del vangelo di oggi, dopo aver accettato l’invito di Gesù, non rouscirono più a tirarsi indietro. Furono sedotti, conquistati. Gesù per loro fu letteralmente un colpo di fulmine, un’ illuminazione, un innamoramento. E finché Gesù non sarà per una bella amicizia che ci scalda il cuore; finché non saremo stupiti e entusiasmati  dal suo messaggio e dalla  qualità della sua vita e della sua umanità; finché non desidereremo seguire il suo insegnamento e lasciarci influenzare dal suo Spirito per assomigliargli sempre di più, non avremo conosciuto nè Gesù nè il Dio che egli annunciava.


BM

dimanche 14 janvier 2018

Feuillet paroissial 14 janvier 2018

Attività parrocchiali     -       Activités paroissiales
1.Il vostro contributo domenicale e la  decima sono importanti per il buon andamento della vostra parrocchia.
Siate generosi!

1. Votre contribution du dimanche et votre Dîme sont est importants pour la bonne santé de la paroisse.
Soyez généreux!!!


Andiamo a vedere dove abita  il Signore !
Può succedere, e lo vediamo, che la fede non sia ricerca, ma rifugio; che Dio non diventi Signore, ma padrone; che la sua azione non sia grazia, ma supplenza alle mie difficoltà... esiste, cioè un modo di avvicinarsi alla fede che non ci fa crescere come uomini, ma che ci fa fuggire i problemi. Il Signore mette a fuoco il senso della ricerca dei due discepoli, li invita a non lasciarsi andare al facile entusiasmo, ma a riflettere sulla propria sequela. La risposta dei discepoli rivela tutta l'insicurezza della loro scelta: "Maestro, dove abiti?". Quanto bisogno di certezze abbiamo prima di poterci fidare! Quanti "se" e "ma" mettiamo prima di dire il nostro "s?" definitivo al Signore! E lui che, allora come oggi, ci risponde: "Venite a vedere". Non chiedere, fidati, muoviti, fa' diventare questa ricerca un'esperienza, investi. La fede non ?"fare", "sapere" ma "conoscere". Noi per primi siamo chiamati ad andare a vedere, noi per primi siamo chiamati a fare l'esperienza della sequela. Ed essi andarono, videro e restarono con lui. Dopo essersi fidati restano, accettano, si lasciano coinvolgere. Quel giorno, quell'istante, ?cos?importante per i discepoli che segna l'inizio di una vita nuova. (P. Curtaz)

Suivre Jésus
Nous venons de terminer le temps liturgique de Noel. Ce fut le moment d’accueillir l’Emmanuel, Dieu parmi nous, dans le mystère de l’Incarnation. C’est maintenant le temps de renouveler notre désir de suivre le Christ.
Samuel est porteur de ces interrogations, qui transforment une vie ou invitent à poser des gestes en conformité avec nos choix fondamentaux, peu importe notre âge ou notre situation de vie.
Sa réponse au Seigneur, parle ton serviteur écoute, invite à approfondir, dans la prière et la réflexion, les signes des temps qui nous sont donnés. Ce sont souvent des rencontres ou des événements qui interrogent et qui nécessitent du temps pour y voir la volonté du Seigneur. Nous avons là une démarche qui peut remplacer avantageusement les résolutions du Nouvel An.
Dans l’évangile de ce jour le Christ va plus loin. Il nous dit, comme à André et son compagnon, venez et vous verrez.  C’est une proposition de le suivre radicalement. Il n’est jamais trop tard pour répondre oui ou renouveler notre adhésion à cette proposition. Cela aussi se vit au quotidien, dans nos familles, engagements, prière, accueil et en aimant véritablement. Suivre Dieu qui nous interpelle demeure l’idéal de toute une vie. Samuel, André et les autres disciples l’ont compris.
Les modalités d’appel et de réponse sont différentes, selon les moments de la vie, mais notre désir de marcher dans la voie proposée par le Christ demeure toujours la même en 2018.

Je vous souhaite que les interpellations reçues, sous toutes les formes en 2018, soient toujours des pas en marche vers la sainteté non seulement dans la vie éternelle mais aussi dans l’aujourd’hui. (Jacques Mireault, prêtre)
Messes  du 14 au 21 janvier 2018

  

Dimanche      14 janvier  -  2ª dimache temps ordinaire, B -
09h30              Maria Vacchio, dalla figlia Anna e Pasqualina;
                        Giovanna D’Alesio, da Fausta Polidori;
                        Giuseppe Cioffi,  da Rosa Pascarella.
11h00                          Pour tous les paroissiens

Lundi                          15 janvier  - Férie -
10h30                          Blandine Fournier, off. fun.

Mardi                          16  janvier – Férie -
8h30                Dante Tabasco, off. fun.

Mercredi        17  janvier –  St.Antoine, abbé -
                        Anna Bavota, off. fun.

Jeudi              18 janvier –  Férie -
8h30                Giuseppe Pisenti , dalla  figlia;
                        Vera Vychytil ,da Rosa Pascarella.

Vendredi        19 janvier– Férie -
8h30                            Antonietta Pistilli Tamburro, dai figli;
                        Giovanna D’Alesio, da Bettina.

Dimanche      21  janvier  -  3ª dimache temps ordinaire, B -
09h30              Dora Masela dal marito; Antonietta Cesari, da Anna Torchia;; Valerio Michetti, dalla famiglia; Giovanni e Antony Cinelli, dalla famiglia; Arno e Lori Bellagamba, dalla famiglia; Alfredo, Iola e Paolo Tedeschi, dalla famiglia; tutti i defunti della famiglia di Anna Torchia; tutti  i defunti della famiglia Elia Piccinini.

11h00                              Pour tous les paroissiens

                        Quête de dimanche dernier : $ 908 – Missions: $ 200                               

                                 Merci Beaucoup !     Mille Grazie !

jeudi 28 décembre 2017

NATALE


Come tutte le famiglie hanno il loro giorni e le loro occasioni di festa e di celebrazione, così  il Natale è la  festa per eccellenza della famiglia cristiana. È per questo motivo che, almeno una volta all’anno, anche i battezzati che non praticano sentono il richiamo della loro famiglia cristiana. Molti di noi a Natale sentono, per così dire, la nostalgia di casa; sentono il bisogno di ritornare là dove sono nati alla vita dello spirito ; di confondersi con la comunità che li ha accolti quando sono stati battezzati ; che li ha formati quando erano fanciulli; sentono il desiderio di ritrovarsi in famiglia; di riscoprire l’atmosfera della loro infanzia e di rivivere quelle sensazioni, quei sentimenti, quelle emozioni che avevano provato da bambini o da giovani, ma che poi  la vita adulta ha  forse  spento, soffocati sotto il peso delle preoccupazioni quotidiane. Il Natale ci riconduce al fascino di certi momenti magici della nostra infanzia che vorremmo rivivere, ma che purtroppo non riusciamo più a ritrovare! È forte il richiamo del Natale per noi cristiani! Ce lo portiamo  dietro tutta la vita. Perchè il mistero che si compie e che noi ricordiamo a Natale tocca le fibbre più profonde del notro essere.

 Natale è infatti  gravido di un  simbolismo che parla direttamente al nostro cuore, che tocca  la parte migliore che c’è in ognuno di noi. C’è la notte,c’è il buio; c’è il freddo, c’èil silenzio, la povertà; ma ci sono anche le cose semplici e vere che ci hanno colpiti da bambini: ci sono gli angeli; ci sono i pastori ; c’è la luce; c’è un fanciullo divino che nasce in questo mondo! Ecco qui descritta la situazione di ognuno di noi, lo stato in cui oguno di noi si trova all’interno del suo cuore. Sì, anche nella nostra vita c'è spesso il buio, il freddo, l’abbandono, la, tristezza, la solitudine; ma c’e anche il desiderio di ritrovare più luce, più calore, più amore.

 Anche se non ve ne rendete conto, voi tutti che siete qui in questo giorno di Natale, siete qui perchè sentite che c’è  qualcosa di buono, di bello, di vero, di grande, di puro, di innocente, in un parola, qualcosa di divino anche  dentro di voi  che aspira a nascere e venire alla luce. Noi tutti che siamo qui, sappiamo che la parte parte migliore di noi non è quella che lasciamo apparire,  ma quella che teniamo nascosta per timore, per rispetto umano, per falso pudore, o semplicemente perchè ci consideriano degli adulti a cui non convengono più certi atteggiamenti, certi sentimentalismi, considerati  troppo  religiosi o troppo infantili. Ma  questa parte nascosta è la parte migliore del nostro essere ! È la parte per così dire divina della nostra persona. Essa è costituita dalla nostra aspirazione ad essere diversi da quello che siamo; dal  nostro desiderio di ritrovare la bontà, la semplicità, il candore e l’innocenza del bambino. In una parola, vi è  come un fanciullo in noi che aspira a prendere corpo, a concretizzaresi nella nostra vita. C’è un fanciullo in noi che vorrebbe nascere per rendere migliore la nostra vita, trasformarla, infonderle un impulso nuovo, una qualità diversa. Altrimenti come spiegate quest’ondata di bontà  che ci invade a Natale? Questo  impuso che spinge tutti a Natale a porre gesti di bontà, di amore, di perdono, di fratellanza, di aiuto, di compassione ?

            Io penso che sia questa la grazia del Natale: condurci a dare consistenza agli impulsi migliori che conserviamo nelle profondità del nostro cuore. Il Natale costituisce un invito a fare nascere il fanciullo divino che esiste in ognuno di noi. Il Natale è un richiamo rivolto a quel bambino che ognuno di noi è nel profondo del suo cuore. La festa di Natale ci trasmette un messaggio: ci dice che per diventare delle persone buone, per essere felici, per essere delle persone umanamente riuscite, dobbiamo assomigliare a dei bambini e riprodurre il comportamento del bambino. La festa di Natale vuole farci capire che l’uomo-bambino è in un certo modo un uomo-Dio, dato che lo Spirito di Dio è presente e si manifesta in modo tutto speciale nell’essere umano che riesce a conservare  un cuore di fanciullo. A coloro che sanno decifrare il simbolismo profondo  di questa festa , il Natale rivela dunque che la salvezza del mondo consiste nel diventare bambini e che il segreto della felicità e del benessere  dell’umanità è portato da coloro che sono capaci di diventare semplici e buoni come dei fanciulli. Questo Gesù di Nazaret lo aveva  già capito 2000 anni fa quando  diceva : « Se non diventererte come dei bambini, non  entrerete nel regno dei cieli ».

          Certo il Natale è una festa che ci tocca profondamente come i cristiani e ci riempie  di gioia e di riconoscenza perchè il Bambino Gesu è il regalo più bello  che Dio ha fatto all’umanità.  Il Natale ci ricorda che Dio nasce nel mondo ogni qualvolta che un sssere umano ritrova la sua infanzia e ritorna ad essere semplice , trasparente e buono come un bambino.

Il Natale ci interpella dunque profondamente comme persone, perchè quel bambino divino è  l’immagine  di ciò  che noi dobbiamo diventare,  se vogliamo preparare peri nostri bambini , per i nostri figli un mondo nel quale possano vivere nella bontà, nella concordia, nella serenità, nella sicurezza e nella pace. Ecco perchè il  messaggio di Natale è un invito rivolto agli uomini dal cuore buono, dal cuore di fanciullo, ad essere operatore di pace . « Pace agli i uomini di buona volontà», cantano gli angeli dal cielo. Pace  a tutti voi ! È l’augurio che vi faccio in questo girono di Natale. Buon Natale!



MB

dimanche 17 décembre 2017

Feuillet paroissial 17 décembre 2017

Attività parrocchiali     -     Activités paroissiales
Il vostro contributo domenicale e della   decima è importante per il buon andamento della vostra  parrocchia. Siate regolari e generosi!!!
2. Dopo la messa delle 11h00 :  votazione per l’elezione di due nuovi fabbricieri .
Votre contribution du dimanche et de la dîme est importante pour la bonne santé de votre paroisse. Soyez réguliers et généreux !!!
2.Après la Messe de 11h00 : assemblée des paroissiens pour l’élection de 2 nouveaux marguillers.

UNA  «VOCE»  CHE  CI INDICA  DOVE SI TROVA LA NOSTRA  PACE
Giovanni Battista riceve la visita degli inviati del Sinedrio che si interrogano, loro, i detentori del potere a proposito di questo strano personaggio che non si spaventa neppure di fronte alle autorità religiose, che non ne enfatizza il ruolo, che tira diritto per la sua accidentata strada.«Chi sei?», chiedono. Giovanni è chiaro: lui non è il Cristo. «Chi sei, allora?». Chi siamo, allora?
La logica mondana dice: sei ciò che produci, sei ciò che appari, sei ciò che guadagni, sei ciò che guidi, sei ciò che conti, sei quanto urli. Giovanni sa che non è così, che è illusoria e menzognera questa logica, che, mai, siamo ciò che possediamo o facciamo. Giovanni ha pensato e ha capito, l'attesa spasmodica di un messia hanno creato dentro di lui uno spazio che saprà riconoscerlo e riconoscersi. «Chi sei, allora?». Un mistico? Un provocatore? Un guru? Un buon vivente?  Un consumatore ?  Un nulla ?
No, Giovanni Battista  è voce. Voce, voce prestata ad una Parola, voce che amplifica un'idea non sua, voce, che fa riecheggiare un'intuizione di cui anch'egli è debitore.Voce che dice che è possible essere più umani  e più felici . Ci immaginiamo sempre di essere dei grandi, di compiere (o scrivere) cose memorabili, di restare nella storia o, perlomeno, nella piccola storia delle persone che amiamo. Dio ci svela cosa siamo in profondità. Tu, amico, cosa sei? Cosa dici di te stesso? Forse sei bontà ,  pazienza, tolleranza,  ascolto o attesa, o sorriso, o perdono, o sogno, o inquietudine. Se noi sei questo, che cosa sei? Contrariamente alla falsa idea del cattolicesimo che mortifica e castra le ambizioni degli uomini ("Se Dio c'è io sono fregato", pensa Erode), il Vangelo ci svela un Dio che ci aiuta a cogliere la verità di noi stessi.(Paolo Curtaz)
La joie
Le troisième dimanche de l’Avent est, l’un des deux de l’année liturgique, identifié comme dimanche de la joie. Certains se rappelleront sans doute des vêtements liturgiques roses portés à cette occasion. Paul nous invite à être constamment dans la joie et à rendre grâce. Les sources de joie sont multiples dans la Parole de Dieu présentée aujourd’hui. Isaïe redit que l’esprit du Seigneur est sur lui pour une mission d’évangélisation qui consiste à annoncer la Bonne Nouvelle, à guérir des cœurs brisés et d’autres liens à créer. Cela lui permet de d’affirmer qu’il tressaille de joie. Dans ces jours qui préparent la fête de Noel, en regardant notre année, c’est une invitation à identifier nos sources personnelles de joie. Il y a probablement eu, dans toutes nos vies, des moments plus difficiles, des sources d’inquiétude et des deuils de toutes sortes, vécus durant ces derniers mois. . Soyons donc dans la joie véritable apportée par Celui qui vient dans notre monde. L’Emmanuel est parmi nous. (Daniel Gauvreau )

Orario delle messe per il 24-25 // Horaire des messes du 24-25 décembre  2017

24 dec.: 4e dimanche de l’Avent
10h30 :  une seule messe bilingue
24 dec. Nuit  de Noel – Notte  di Natale
20h00: messe de Noel en français ;
22h00 : messa  in italiano
25 dicembre : NATALE
25 décembre:  NOEL
9h30:  messa in italiano
11h00 :  messe en francais


dimanche 3 décembre 2017

Quête pour la St-Vincent de Paul - 3 décembre 2017


Il y a un an, je me trouvais ici devant vous en vous parlant des difficultés que traversait notre conférence de la SSVP. En effet, durant l'année 2016 nous étions en mode survie: il ne restait plus que trois bénévoles (moi, et deux autres) pour un nombre record de bénéficiaires. Mais nous avons survécu et aujourd'hui j'ai la joie de vous annoncer que notre équipe s'est renforcée. Nous sommes maintenant une équipe de 7 personnes. Les 3 paroissiens qui se sont joints à nous sont: Jeffrey, Georges et Raoul que je remercie pour leur aide. Danièle est toujours notre trésorière, merci aussi à Danièle pour tout ce qu'elle fait. Chacun d'entre nous s'engage à  aider ses voisins dans le besoin du mieux qu'il peut.

Cette année nous avons aidé en moyenne 104 personnes ou familles par mois et 121 personnes se sont inscrites chez nous pour les paniers de Noël. Dans les personnes que nous avons aidées cette année il y a pratiquement 1/3 de familles monoparentales, 1/3 de familles et un 1/3 de personnes seules.

Vous en avez peut-être entendu parler, en octobre de cette année, la banque alimentaire de NDG, le NDG Food Dépôt a déménagé sur l'avenue Somerled juste après Cavendish (avant ils étaient vers le métro Vendôme).

Nos deux organismes travaillent ensemble de manière complémentaire, en effet la demande et les besoins étant grands, aucun des deux n'arrive à couvrir tous les besoins à lui seul. Il arrive que nous devions refuser des personnes parce qu'il y en a trop, nous pouvons alors les référer au Dépôt alimentaire. Par contre, nous sommes les seuls à donner des paniers de Noël, des vêtements et de l'aide pour la rentrée scolaire.

En outre, ce qui nous distingue aussi c'est le fait que nous sommes une organisation chrétienne et pas juste une banque alimentaire. Notre spiritualité donne une couleur spéciale à la SSVP.

En ce sens, le pape François a fait récemment un discours à l'occasion du 400e anniversaire du charisme de St-Vincent de Paul. Durant ce discours, le pape a voulu partager avec l’assistance une réflexion sur trois verbes importants pour l’esprit de la St-Vincent de Paul, mais aussi pour la vie chrétienne en générale: adorer, accueillir et aller.

1) Adorer

Concernant le verbe adorer, je vais directement citer le pape François car ce qu'il dit est très beau. Il dit: «La prière est la boussole de tous les jours, c’est comme un manuel de vie». Précisant que pour St-Vincent prier signifie plus qu’un simple devoir ou un ensemble de formules, c’est s’arrêter devant Dieu pour être avec lui, pour se consacrer simplement à lui. Il ajoute: ce type d'adoration est pure intimité avec le Seigneur qui donne paix et joie et dissout les soucis de la vie. Celui qui adore, qui fréquente la source de l’amour, ne peut qu’en rester, pour ainsi dire, contaminé. Il commence à se comporter avec les autres comme le Seigneur fait avec lui: il devient plus miséricordieux, plus compréhensif, plus disponible, il dépasse ses propres rigidités et s’ouvre aux autres.

2) Accueillir

Pour nous vincentiens l'accueil est très important, surtout la qualité de l'accueil, nous veillons à ce que chaque personne soit accueillie avec joie, avec chaleur et avec espoir.

Accueillir c'est s'oublier pour aller vers l'autre.

Le pape dit a ce propos: le verbe «accueillir» signifie «redimensionner son propre moi». «C’est un lent détachement de tout ce qui est mien : mon temps, mon repos, mes droits, mes programmes, mon agenda. Qui accueille renonce à son moi et fait entrer dans sa vie le toi et le nous ».

3) Aller

Enfin, concernant le verbe aller le pape a dit: « L’amour est dynamique, il sort de lui. Qui aime ne reste pas dans son fauteuil à regarder, à attendre la venue d’un monde meilleur, mais il se lève avec enthousiasme et simplicité et s’en va pour enflammer le cœur des hommes, faisant ce que fit le Fils de Dieu». Autant de choses que la famille vincentienne accomplit à travers le monde.

Nous avons donc 3 verbes:

 1) Adorer, notre relation au transcendant
2) Accueillir, une attitude chrétienne à avoir
3) Aller: l'action, se mette en mouvement

Les trois sont reliés, c'est parce que le chrétien a une relation au transcendant, par la prière, que son cœur en est modifié, ce qui va favoriser une attitude d'accueil et le pousser à l'action, à se mettre en mouvement.

Il y a ici deux axes: un axe vertical qui représente la relation entre Dieu et les hommes et un axe horizontal qui représente la relation entre les humains (ce sont les deux axes du symbole chrétien de la croix).

Pour le chrétien, c'est parce qu'il y a une relation aux divin, au transcendant, que la relation entre les humains en est améliorée, en est plus fraternelle.

Être chrétien, c'est être capable d'entrer dans ses profondeurs pour mieux sortir de soi, s'ouvrir aux autres et agir en conséquence.

C'est avoir une vie spirituelle, une relation à Dieu à l'intérieur pour devenir de meilleures personnes à l'extérieur.

C'est se connecter à l'amour en nous pour mieux le propager autour de nous.

Je vous laisse avec ces réflexions et je vous invite chères paroissiennes, chers paroissiens, à nous aider à apporter une aide concrète à nos voisins démunis pour le temps des fêtes.

Nous récolterons vos dons lors de la deuxième quête. Vous pouvez utiliser les enveloppes qui se trouvent dans les bancs, n'oubliez pas de nous laisser vos noms et adresses pour les dons supérieurs à 20 dollars pour les reçus d'impôts.

Nous ferons les paniers de Noël le vendredi 15 décembre au sous-sol de l'église à partir de 9h, comme chaque année nous comptons sur votre présence.


Au nom de tous les bénéficiaires que nous aidons grâce à votre soutien, je vous remercie du fond du cœur!

Susanne