dimanche 10 septembre 2017

Feuillet paroissial 10 septembre 2017

Il  Perdono
Nel cuore dell'uomo alberga la falsa idea di un Dio che punisce, che giudica, che controlla.
Gesù è venuto a liberarci da questa immagine demoniaca di Dio raccontandoci il volto di un Padre che desidera fortemente il perdono.
Perdono che è dono gratuito, possibilità offerta, occasione di rinascita. E il discepolo condivide questo perdono. Perdono che, nella miope prospettiva odierna, è visto come una debolezza. Quanto è difficile perdonare! Ci vuole del tempo, una forte fede, una profonda conversione per perdonare chi mi ha fatto del male! Quanto, in televisione, vedo un giornalista (idiota) che si avvicina al famigliare di una vittima chiedendo se perdona l'assassino del figlio mi sento salire la rabbia: è una cosa seria il perdono! Ci vuole tempo e pazienza per costruirlo, non è un'emozione buonista, ma una adulta scelta sanguinante!  È possibile perdonare, dice il Vangelo. E Matteo, oggi, dice come si gestisce il perdono all'interno della comunità.(P. Curtaz)
Suivre le Christ, c'est dur
Jésus a fait des miracles éclatants, et donné des enseignements sur lesquels à peu près tous étaient d’accord. On accueille bien celui qui est en harmonie avec nos idées. Mais à partir d’aujourd’hui, Jésus amorce toute la question de la souffrance dans la vie, les renoncements à faire, les croix à porter... On se rebelle comme fait Pierre: « Cela ne t’arrivera pas ». La réplique donnée par Jésus n’est pas verbale. Lui-même mourra sur la croix et « va venir avec ses anges dans la gloire du Père ». Dans l’épreuve, la source de notre courage, c’est le Christ. Et le chemin qu’il a pris vers la résurrection.  Dieu ne nous appelle pas à nous épanouir (c’est-à-dire à écarter les contrariétés et les défis), mais à nous dépasser (c’est-à-dire à surmonter les contrariétés et les défis) et c’est quand on réussit à se dépasser qu’on parvient vraiment à s’épanouir. Qu’il en demeure ainsi pour chacun de nous. » (FecteauBaril)  
Vendita di Bibbie in italiano  
Abbiamo ricevuto dalla Conferenza dei preti italiani di Montreal dieci Bibbie, (ed. 2016), in italiano. Esse sono i vendita al prezzo di $30 l’una . Rivolgersi in segreteria.
Vente de Bibles en italien  :
Nous avons reçu de la part de la Conférence des prêtres italiens de Montréal, dix Bibles, (éd. 2016) , en  langue italienne. Elles se vendent au prix de $ 30.00 chaque exemplaire. S’adresser au secrétariat
 BBQ del 10 settembre
I biglietti sono in vendita al prezzo di  $15 per gli adulti e di $10 per i bambini di meno di dieci anni. Si comincerà a servire dopo la messa delle ore 11. La vendita dei biglietti termina il 5 settembre. Al menu: bistecca, salsicce italiane, insalata e ‘blé d’Inde’. Venite numerosi: vi aspettiamo!
BBQ du 10 Septembre :
Les billets sont en vente au prix de $ 15.00 pour adultes, et $ 10.00 pour enfants de moins de dix ans. Nous débuterons le service après la messe de 11h00. La vente des billets se termine le 5 septembre. Au menu : steak, saucisses italiennes, salades, et blé d’Inde. Venez en grand nombre : Nous vous attendons!
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LEGION  DE MARIE

Fête des Auxiliares de la Légion de Marie.  Adoration devant le Saint Sacrement, église Sainte-Catherine-de-Sienne.  Dimanche 17 septembre, 14h00 - 15h00.  Un léger goûter suivra.  Tous les paroissiens sont cordialement invités.  Festa delle Ausiliari della Legione di Maria.  Adorazione davanti al Santissimo Sacramento, chiesa Santa Caterina da Siena.  Domenica 17 settembre, ore 14.00 - 15.00.  Dopo ci sarà un piccolo rinfresco.  Tutti i parrocchiani sono cordialmente invitati.
Messes du 10 au 17 septembre  2017




Dimanche      10 Septembre -  23e dimanche du temps ordinaire  
09h30              Giuseppe Palumbi, dalla moglie Ersilia; Sisto Palucci, dalla moglie Rosa; Antonio Sandonato, da Eva e Salvatore;Vito Leonardo Mossa ,dalla moglie Carla Piccinnini.
11h00             Aux intentions des paroissiens

Lundi              11 Septembre-  Temps Ordinaire
8h30                Querino e Vincenza Ciampini, dal fratello Sestilio Castelli.

Mardi              12  Septembre – Temps Ordinaire
8h30               Pour le repos de l’âme de Mr. Bui Q Trach, de Marianne Pham.

Mercredi         13 Septembre: St Jean Chrisostome
8h30                Pour le repos de l’âme de Rita Farrales , de Marianne Pham.

Jeudi             14 Septembre – La Crroix glorieurse 
8h30               Francesca Poliziani, dal figlio Mario.
                       
Vendredi        15 Septembre   - Notre-Dame des Douleurs    
8h30               Blandine Fournier , off. fun.

Dimanche      17 Septembre -  24e dimanche du temps ordinaire  
09h30              Giuseppe e Filomena Pedicelli, dalla sorella; Gina Arcangeli, da Italia; Giovanna e Domenico Santini, dalla figlia; Francesco Palucci, dalla nuora Rosa; Dora Masella, dal marito; Daniela e Gina Buono, da Dora Ciocca; Cesare Agnessi ,da Pasquina;  tutti i defunti di Virgilio e Lucia; tutti i  defunti famiglia  Del Bosco Valerio; tutti i defunti  famiglia  Pietro Vittori, dalla figlia.

11h00             Gaston Sauvageau, de la famille Max Martin ;

Quête de dimanche dernier : $ 910

Grazie mille!   Merci !

mercredi 6 septembre 2017

A quoi sert gagner le monde entier si on y perd son âme ?



(Mt 16, 21-27- 22e dim. Ord. A)

Ce matin nous allons arrêter notre réflexion sur cette phrase de l’évangile: «Si quelqu’un veut venir derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie, la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. Quel avantage en effet un homme aurait-il à gagner le monde entier, s’il le paye de sa vie …? ».
 Jésus a-t-il raison de nous parler d’une façon aussi négative ? Renoncer à soi-même, renoncer à sauver sa vie, prendre sa croix…. N’apparaît-il pas ici comme un rabat-joie, comme le fondateur d’une religion et d’une spiritualité du sacrifice et de la souffrance ? L’église n’a-t-elle pas alors raison de faire de la souffrance et de la privation (détachement) le thermomètre de la sainteté?

Je pense, au contraire, que, si ces paroles de Jésus sont bien comprises, elles peuvent nous révéler le secret d’une véritable réussite de notre existence.

On dirait que pour l’Homme de Nazareth apprendre à renoncer et à se détacher soit la seule façon humaine et la seule possibilité que nous avons d’accomplir pleinement notre existence. Lorsqu’on y regarde de près, on se rend compte, en effet, qu’il y a deux forces ou deux principes qui agissent dans notre vie : le principe du plaisir et le principe de la réalité. Le principe du plaisir tend à satisfaire tous nos besoins, pour avoir tout le plaisir possible. Le principe de la réalité ou du réalisme doit tenir compte du fait que, dans la vie, il n’est pas possible d’avoir tout ce que l’on désire et qu’il y a donc des limites à notre plaisir.

Au stade oral de notre vie (lorsque nous étions bébés) notre vie était dominée par le principe du plaisir : nous pleurions et voilà maman qui venait pour nous donner son beau sein. Nous avions un problème et voilà que maman ou papa accouraient pour le résoudre. Ensuite nous avons grandi et nous avons commencé à comprendre que maman et papa avaient, eux-aussi, des besoins et des exigences et qu’ils ne pouvaient pas toujours être là, à notre disposition.

Avec le temps, nous avons compris que nous n’étions pas le centre du monde, que nous n’étions pas seuls au monde, qu’il y avait d’autres personnes et que nous devions partager le monde avec elles. Cela est très agréable, mais cela nous obligeait aussi à accepter des renoncements, des privations et à admettre des limites. Je dois renoncer à tout converger vers moi, car les autres aussi ont droit à leur part. C’est en acceptant cela que nous avons grandi. Nous avons grandi, parce que nous avons accepté la réalité. Et la réalité nous dit : tu n’es pas tout, tu ne peux pas tout avoir. Tu n’es pas seul au monde, tu es en relation nécessaire avec les autres et tu dépends aussi des autres ; tu dois penser aussi aux autres ; tu dois donc partager ; tu ne peux pas tout avoir, tout rafler ; tu dois donc en laisser aussi pour les autres, te limiter, te priver, renoncer.

Il y a des gens qui, en ce sens, n’ont jamais grandi et qui sont restés au stade oral de leur enfance. Il y a des gens qui pensent qu’ils peuvent être heureux en consommant le plus possible, en satisfaisant des besoins fictifs et artificiels, en accumulant des jouets et des choses et en possédant des personnes : mon argent, ma maison, mon chalet, mon entreprise, mon auto, mes gadgets… Ma femme, ma blonde ; elle est à moi; elle est là pour moi, pour me seconder, pour être à ma disposition, à mon service, pour me donner du plaisir. Mon enfant; je le couve, je le gâte, je le suffoque avec mon affection et mes attentions; je transfères sur lui tous mes désirs, mes rêves inaccomplis; je veux qu’il soit ce que je n’ai pas pu être; je lui dicte la route à suivre; je le rends dépendant de moi, je ne veux pas qu’il vive sa vie à sa façon, mais à la mienne; je ne veux pas qu’il se réalise selon ses goûts, mais selon les miens, je ne veux pas renoncer à lui, admettre qu’il soit différent… Je veux l’infantiliser le plus longtemps possible…

Mais vivre réellement en humain c’est grandir, mûrir, c’est accepter la réalité et donc apprendre à vivre avec les autres, à respecter les besoins, à laisser de la place pour les autres, à partager avec les autres. C’est donc apprendre à contrôler et à délimiter nos besoins, pour que les autres puissent aussi satisfaire les leurs. C’est pour cela que grandir est pénible, difficile, douloureux, souffrant. Pour vivre ta vie dans la réalité, tu dois renoncer à la vivre seulement en fonction de toi ; seulement à cette condition tu réussiras à bâtir une vie non pas à l’enseigne d’un égoïsme mesquin, avilissant et, finalement, appauvrissant, mais à bâtir une vie enrichie d’une qualité d’ouverture, de don de toi et de soins pour les autres, qui ne pourra que te faire grandir en humanité et accomplir magnifiquement ton existence. Ou comme disait Jésus, qui perd, gagne.

 La réalité nous apprend notre finitude, nos limites ; elle nous apprend la distance, la séparation, le renoncement ; elle nous apprend la souffrance ; elle nous apprend l’humilité de n’être qu’une pièce dans la grande mosaïque de la création ; qu’une note dans la grande symphonie du cosmos. La réalité nous apprend notre fragilité ; elle nous confronte avec le caractère éphémère et non nécessaire de notre existence, elle nous apprend que c’est de la folie et de la pure stupidité de notre part que de nous croire en droit d’avoir plus que les autres, de consommer plus que les autres et d’être plus rassasiés et plus heureux que les autres. La réalité nous apprend l’obligation de la limite, de la mesure et de la sobriété ; la nécessité du souci, du soin, du respect, du partage avec le monde qui nous entoure si nous voulons vivre une vie qui soit à l’enseigne d’une véritable humanité.

Nous devons être nous-mêmes et renoncer à être autre chose: voilà ce que Jésus cherche à nous dire. En effet, si nous sommes nous-mêmes, nous serons tels que Dieu nous a créés, tels que Dieu veut que nous soyons ; nous serons en conformité avec sa volonté. En effet, nous avertit Jésus, à quoi sert à l’homme vouloir être tout, tout avoir et tout expérimenter, ne renoncer à rien, s’il ne réussit pas à vivre la destinée qui lui est propre, c’est-à-dire le rôle qui correspond à la vérité de son être ? S’il ne réussit pas à apprivoiser ses failles et ses limites et à porter paisiblement la croix de sa finitude et de sa vulnérabilité ? S’il vit en contradiction avec la réalité de sa condition humaine ? Si tout le tracas avec lequel il cherche à gagner le monde n’est que l’expression ou la réaction de son angoisse qui refuse de s’accepter comme la créature fragile et transitoire qu’il est et qui tient sa valeur et son salut uniquement de sa capacité à s’abandonner dans la confiance entre les mains de Dieu?

Pour dire cela avec le mot de Jésus: « À a quoi sert à l’homme gagner le monde entier, s‘il y perd son âme? ». Cet évangile nous dit finalement : «Ta croix, c’est l’acceptation de ton existence que dans ta foi tu reçois des mains de Dieu. Vis-la en plénitude, dans la reconnaissance et la joie. Elle se chargera de te conduire sur les chemins du renoncement, du dépouillement et du sacrifice qui seront à la mesure du don de toi et de l’amour avec lesquels tu chercheras à la vivre à l’ombre de ta foi en Dieu».  



BM

NON SI PUÒ AMARE SENZA SOFFRIRE


(Mt. 16,21-27)

(22°  domenica  A)

Ricordiamo tutti il vangelo di domenica scorsa dove Pietro lasciandosi guidare dallo Spirito ha riconosciuto Gesù come Figlio di Dio. Ma c'è una seconda parte al vangelo di domenica scorsa, quella meno poetica e piuttosto sconcertante proposta dal vangelo d’oggi. Gesù, per la prima volta, parla apertamente ai suoi discepoli dell’insuccesso della sua missione, della sofferenza e della croce e Pietro interviene, prende da parte Gesù: “Meglio non fare questo discorso, scoraggia il morale e poi Dio ti preservi dalla sofferenza, Rabbi”  Pietro vuol insegnare a Dio come deve salvare il mondo. La reazione di Gesù è durissima: “Tu ragioni come la gente del mondo, non sei ancora discepolo, il tuo parlare è demoniaco”

Sì, Pietro proprio ci assomiglia, e tanto.  Anche noi reagiamo come lui davanti alla disgrazia e al dolore. Anche noi non vogliamo sentire parlare di sofferenza, di prova, di dolore e di morte. Anche noi siamo angosciati e spaventati davanti al pensiero di essere abbandonati, incompresi, di perdere la salute, di soffrire, di morire. Noi tutti vorremmo sfuggire al nostro destino e alla nostra condizione d’esseri fragili, deboli e provvisori. Anche noi facciamo di tutto per non pensare che un giorno la sofferenza,che viene immancabilmente  con il deperimento della vecchiaia e della malattia, ci raggiungerà inevitabilmente.

Senza parlare poi della sofferenza che proviamo per il solo fatto che amiamo e che abbiamo tessuto dei legami di affetto, d’’intimità e di amicizia con le persone. Perchè non si può amare senza soffrire; perché il solo fatto di volere bene ad una persona ci rende vulnerabili. Perché quando si ama ci si preoccupa, si è in ansia, non si ha pace. Perché quando si ama veramente si è pronti a sacrificarsi, a dimenticarsi, a soffrire e anche a morire per proteggere e salvare la persona amata. Ecco perchè non si può vivere senza soffrire; ecco perchè la sofferenza fa parte della vita.


Gesù ci insegna qui che è l’amore che dà senso e valore alla nostra vita e non c’è amore senza dono di se, senza  sacrificio, dono di sé, impegno verso l’altro senza rinincia, abnegazione, sacrificio.  Dobbiamo essere capaci di pensare meno a noi stessi, di perdere un po’ di noi, unpo della nostre vita  rinunciare a soddisfare tutti i nostri capricci e desideri, pensare di piu agli altri, per per  vivere pienamente.  Ecco perché Gesù dice : “Se qualcuno vuol venire dietro a me rinneghi se stesso; perché chi vorrà salvare la propria vita, la perderà; ma chi perderà la propria vita per causa mia, la troverà".

Gesù rimprovera  Pietro di non aver ancora capito questa grande verità  Non si può sempre evitare la sofferenza, perchè chi vuoi sopprimere  tutta la sofferenza  come vogliono fare i buddisti, rischia di sopprimere anche  la potenza e la bellezza dell’amore nella vita di una persona

Gesù ci dice non soltanto che la vita ha un senso, ma ci avverte anche che la vita ha una direzione. La nostra barca è in viaggio verso la sponda dell’eternità, il porto di Dio. Attenzione allora a puntare nella buona direzione! Attenzione a non appesantire la nostra imbarcazione con un carico inutile che rischierebbe di affondarla. Gesù ci dice che l’amore, il dono di noi stessi agli altri, la preoccupazione di costruire un mondo migliore, più sano, più giusto, più fraterno, più pacifico, sono l’unica merce  che dobbiamo trasportare, l’unica merce di valore che sarà apprezzata e pagata quando passeremo sull’altra sponda della vita, quando ci presenteremo alla dogana di Dio.  L’amore per i fratelli è l’unico modo che abbiamo di amare  Dio qui in terra e di realizzare la parte migliore di noi stessi che il vangelo chiama  la nostra “anima”.  

Tutto il resto è relativo e secondario: "Qual vantaggio infatti avrà l'uomo se guadagnerà il mondo intero, e poi perderà la propria anima? O che cosa l'uomo potrà dare in cambio della propria anima?". Non c'è radicalismo ed esclusivismo più chiaro di questo. Sant'Agostino diceva: "Che serve vivere bene, se non ci è concesso di vivere sempre?".



BM


lundi 4 septembre 2017

JÉSUS ET LA CANANEÉNNE



( 20e dim. ord. A – Mt, 15,21-28)


            Les évangiles sont des documents religieux écrits pour l’instruction, la formation et l’approfondissement de la foi des premières générations chrétiennes. Ce texte de Mathieu veut donc nous transmettre un enseignement. La croyance qu’il suppose chez les protagonistes de cette anecdote est celle de tout bon juif du temps de Jésus convaincu de faire partie d’un peuple choisi par Dieu, un peuple « phare pour les nations », à travers lequel Dieu aurait un jour apporté la lumière et le salut à tous les peuples de la terre.

            La conviction d’être l’objet d’un plan et d’une élection divine s’était formée pendant le temps de l’exile des juifs à Babylone et s’était développée après leur retour en Judée (550-538 av. J.-C.). Cette croyance a constitué le centre de l’annonce des prophètes du temps de l’exile (Jérémie, Ézéchiel).

             Jésus aussi, qui se situait dans la ligne de la prédication des grands prophètes a partagé cette foi. Comme les prophètes anciens, le Nazaréen pensait que Dieu est un Dieu universel et un Dieu libérateur, qui règne sur tous et qui prend soin de tous et veut ramener tout le monde dans son bercail. Il est donc un Dieu dont la bonté et l’amour englobent tous les humains, sans différences. Il fait pleuvoir et resplendir son soleil sur les juifs et les païens, sur les bons et mauvais. Jésus cependant, pensait que c’était seulement en faisant partie du nouveau peuple des croyants, en entrant dans le « Royaume de Dieu » qu’il aurait instauré et en partageant ses principes, ses valeurs et son esprit, que les hommes auraient pu atteindre leurs accomplissements humains et leur salut.

            Ainsi, voyons-nous Jésus s’occuper et se préoccuper en premier lieu du salut de ses compatriotes juifs. On ne connaît que deux cas où il a porté secours à des païens, et chaque fois avec une certaine réticence. A ses disciples il a également recommandé de ne pas aller prêcher en dehors des frontières d’Israël (Mt.10, 5-23), car il leur disait-il qu’il avait été envoyé avant tout aux brebis égarées de la maison d’Israël.

            Cette péricope est un document de la lutte menée par le christianisme primitif pour surmonter le particularisme du salut (réservé d’abord aux juifs), par un universalisme qui ne mettait pas en cause le rang d’Israël, mais qui le relativisait, en faisant appel à la miséricorde et à la grâce divine, telles qu’elles s’étaient manifestées dans la vie de Jésus. Tout comme Marc 7,14-23 faisait sauter la barrière entre le pur et l’impur, ce passage de Mathieu la fait sauter entre le juif et le païen.

            Pour illustrer et faire comprendre aux chrétiens de leur temps que le phénomène Jésus a miné les bases de ce régime ancien d’élection et a marqué la fin de toute croyance en un absurde favoritisme ou partialité en Dieu, voilà que les évangélistes construisent cette histoire de la femme cananéenne. Dans ce compte, ils s’imaginent un Jésus fatigué, épuisé après une longue période d’activité missionnaire consacrée aux rencontres, à la prédication, au soin et à la guérison des malades.

Ce Jésus, pour s’éloigner des foules qui le suivent et l’accaparent continuellement, décide de prendre un temps de vacances à l’étranger, en dehors de son pays, en compagnie de ses disciples, dans un endroit où il est moins connu, car habité par des gens d’une autre culture et d’une autre religion qui ne viendront pas le harceler. Il pourra ainsi profiter d’un temps de répit, de repos, de tranquillité, de silence, d’agréable convivialité avec des personnes qu’il aime, loin du brouhaha des villes et des foules …
L’évangile de Marc nous rapporte par deux fois comment Jésus laissa tout un village pour s’éloigner de la foule (Mc,3,9;6,32). Jésus, dont nous sommes habitués à penser qu’il pouvait faire tout ce qu’il voulait, nous rappelle ainsi que nous sommes des humains avec des limites que nous avons le droit de faire valoir.

            J’aime beaucoup ce Jésus qui sait reconnaître ses limites. Qui sait dire non. Qui trace des frontières à son action et à ses interventions. Qui ne prétend pas être le sauveur du monde. Qui réalise qu’il ne peut pas soulager toutes les souffrances de l’humanité. Qui pose donc des freins et établit des haltes à son désir de faire le bien. Et cela certainement pas par fanatisme, nationalisme ou par paresse ; mais parce, dans la foulée de la pensée des patriarches et des prophètes, il se disait qu’il devait bien y avoir un lieu sur terre où il serait possible de vivre de façon vraiment humaine. Or comment atteindre ce but, si on s’éparpille.

J’aime ce Jésus qui a besoin de ces moments où il peut vivre que pour soi-même, à l’écoute de son cœur, de ses attraits, de ses aspirations et de ses pulsions profondes.

J’aime ce Jésus qui veut retrouver sa totale humanité, avec les sentiments et les sensations qui s’y rattachent.

J’aime ce Jésus capable de faire le vide de tout ce qu’il possède en lui, de mettre de côté ses croyances, ses convictions , ses projets, ses stratégies, ses appartenances et ses conditionnements religieux et idéologiques et ses devoirs, pour suivre les élans de son cœur; pour se faire sensible aux appels de la tendresse ; pour se faire vulnérable aux cris de la détresse et aux larmes d’une mère; pour ne retenir que l’essentiel de ce qui constitue la vérité profonde de son être: un amour reçu et donné comme grâce et miséricorde accordées à tous sans limites et sans conditions.

            Ici encore, en cette terre étrangère de Tyr et de Sidon, la misère et la souffrance humaines, qui sont internationales et qui ne connaissent et n’autorisent aucune frontière, rattrapent Jésus et viennent secouer, sans égards, son repos, en faisant appel, non pas à la qualité de sa religiosité, mais à la qualité de son humanité.

            Ce récit veut ainsi nous faire comprendre qu’il faut être disposé à faire tomber toutes nos postures personnelles et toutes nos convictions religieuses, si celles-ci nous empêchent de soulager la souffrance d’une personne. Car agir humainement est plus important qu’agir religieusement ; car l’amour et la miséricorde des humains sont les seules forces « divines » capables de sauver le monde.

            Le thème central dont traite cet évangile concerne donc la nature de notre mission chrétienne. Comme les disciples de Jésus, nous sommes envoyés guérir les malades et chasser les démons. Si, pour ce faire, nous ne réussissons pas à nous débarrasser de nos préjugés religieux ou culturels pour accepter l’autre dans son besoin, pour nous ouvrir à l’être humain qui, dans son malheur, ne nous demande rien d‘autre que de « guérir »; si nous voulons d’abord vérifier son orthodoxie, l’authenticité de son appartenance religieuse ; si nous nous obstinons à exiger d’abord de lui la pratique de la bonne morale catholique, nous ne ferons que barrer le chemin de celui-ci vers sa pleine réalisation humaine. Qui sommes-nous pour dicter à une personne les chemins de sa libération intérieure et de son authentique bonheur ? Aucun discours théologique ou moral ne saurait aider une femme qui souffre de voir son enfant enfoncé dans une situation d’enfer.

            Cet évangile nous avertit qu’il faut toujours garantir la victoire de la miséricorde face à la misère humaine, en dépit de barrières religieuses et idéologiques qui peuvent la contraster.


BM


lundi 14 août 2017

Feuillet paroissial 13 août 2017

Attività parrocchiali     -       Activités paroissiales
1. Il contributo generoso della  decima e di ogni domenica sono indispensabili  per il mantenere in vita la  vostra parrocchia.Siate generosi!

1. Votre Dîme et la contribution régulière du dimanche sont indispensables pour continuer à faire vivre votre paroisse. Soyez généreux!


Sono io, non temete!
Il vangelo di oggi vuole renderci coscienti che il viaggio della vita non è una gita di svago o una passeggiata di piacere. Incontremo inevitabilmente vento e burrasca, pericoli ed insidie. Ognuno di noi lo sa per esperienza. Ognuno di noi sa per esperienza che cosa significhi la paura, la preoccupazione, l’incertezza, lo coraggiamento, l’angoscia, la sensazione di colare a picco, di non aver scampo. Il vangelo di oggi vuole aprirci gli occhi sulla realtà della vita, affinchè prendiamo i provvedimenti e le misure necessarie per non lasciarci inghiottire dalle onde e arrivare così a buon porto. Il vangelo vuole metterci in guardia perché, quando il vento si alzerà e gli elementi sembreranno infuriati e scatenati contro di noi, non ci lasciamo prendere dal panico e dalla disperazione. Il vangelo vuole dirci che, anche in mezzo alle prove più difficili, c’è sempre una via di scampo, una porta aperta, una via d’uscita, una mano tesa per a chi sa attendere, per chi sa sperare, per chi non perde fiducia; in una parola, per chi, nonostante tutto, continua ad aver fede.  
Il Vangelo ci annuncia che colui che sa credere e sperare, vedrà un giorno la presenza di Dio concretizzarsi inaspettatamente accanto a lui. Qualcuno verrà, camminando sulle acque tumultuose della sua vita, e riporterà la luce, la calma e la pace. Il vangelo ci dice che se a volte noi abbiamo la sensazione di affondare è perchè la notra fede è debole. Sulle acque tumultuose della vita, noi affondiamo allorchè la fede e la fiducia in Dio incominciano a vacillare Chi invece, nei monenti difficili, troverà la forza di alzare le braccia verso l’alto in un gesto di fiducia, d’abbandono, di preghiera e di speranza , avrà la sorpresa di sentirsi afferrato (dalla mano di Dio) e riportato a galla. (BM)

IL SE RENDIT À L’ÉCART POUR PRIER
L’évangile présente Jésus qui après avoir atteint ici (après la multiplication des pains) l’apogée de sa popularité et son moment de gloire, congédie ses apôtres, renvoie la foule et se retire en un endroit solitaire pour prier. Dans les évangiles Jésus cherche souvent la solitude. Autant il aime être avec les gens, autant il aime  être seul.  On dirait qu’il veut nous convier à la solitude. Mais pas n’importe laquelle. Il y a des solitudes qui sont le résultat de l’isolement, de l’incapacité à entrer en relation, à se dire, à s’ouvrir aux autres. Il y a des solitudes qui sont la conséquence d’un caractère difficile, egocentrique, narcissique, typique de celui que se croit le centre de l’univers et que tout le monde évite…Il y des solitudes forcées, celles de la personne handicapée, malade, âgée, différente …
Mais il y a des solitudes qui nous enrichissent ; ce sont elles que nous nous offrons pour nous arrêter, nous reposer, lire, nous instruire, réfléchir, faire le point, prier; celles que nous utilisons pour  nous connaitre davantage  et pour découvrir la valeur de notre place en cet univers. Ces solitudes nous construisent, parce qu’elles nous permettent de mieux nous connaitre en tant  que personnes et  de donner de la profondeur à notre humanité et sans lesquelles nous risquons de vivre toute notre vie dans la banalité et la superficialité.

Il y a énormément de gens qui ne sont pas capables de rester seuls (Tv, PC, auriculaires, IPhone, jeux informatiques, musique, bruits…). Être capables d’être seuls et de rester seul c’est certainement le signe d’un cheminement parcouru, d’une maturité atteinte et d’un perfectionnement intérieur accomplis. Cela manifeste que l’on a exorcisé nos démons intérieurs ;  que l’on a accepté  nos fractures,  nos faiblesses et nos fautes; que l’on a dépassé  nos peurs, nos angoisses, nos anxiétés;  que l’on a atteint un certain  équilibre;  qu’on est en paix avec nous-mêmes; capables de s’accepter tel que l’on est, en faisant  confiance  à la vie , aux autres, à Dieu... et à nous-mêmes. La recherche de la solitude a toujours été une caractéristique fondamentale du christianisme. Dès les débuts de son histoire le christianisme a vu surgir un peu partout des mouvements spirituels qui poussaient les chrétiens en quête de perfection à la trouver dans la solitude.  (BM)


jeudi 10 août 2017

RÉFLEXIONS À OCCASION DE LA FÊTE DE LA TRANSFIGURATION DU SEIGNEUR

(Matthieu, 17, 1-9)

Jésus de Nazareth a opéré une véritable révolution dans la pensée religieuse de l’humanité : il a rendu «profane» toute religion, pour rendre «sacrée» toute personne.
Étymologiquement le mot « sacré » indique tout ce qui est soustrait à l’usage commun, ce qui a été « séparé » du monde profane, exclu du monde des hommes, pour être placé du côté du monde des dieux. Le sacré concerne donc principalement les religions qui ont à faire avec Dieu. Habituellement les religions ont placé le concept de  «sacré» dans les instruments qu’elles utilisent pour établir des relations avec la divinité. Ainsi considèrent-elles comme sacrés les temples, les cathédrales, les églises, les cloches, les objets du culte, comme les habits, l’autel, le calice, le tabernacle, les livres saints (la Bible), les images saintes, le crucifix, les statues, les reliques, certaines catégories de personnes consacrées (prêtres, évêques, papes , moines, religieux, et religieuses). En d’autres mots, la religion a sacralisé de choses, des gestes et des fonctions, dans lesquels elle croit détecter la capacité de rendre présent le pouvoir et l’action de Dieu dans notre monde et qu’elle considéré alors comme des intermédiaires valables pour aider les simples mortels à se mettre en relation avec la divinité.
Cependant, lorsque nous lisons les évangiles et que nous réfléchissons sur la façon de penser et d’agir de Jésus de Nazareth, nous avons la surprise de constater que, non seulement cette « sacralisation » si chère aux religions n’a aucun sens pour lui, mais qu’il l’a combattue de toutes ses forces, en la disqualifiant toutes les fois qu’il en a eu l’occasion. Ainsi Jésus n’as jamais eu ni d’attachement ni de vénération spéciale  pour le Temple de Jérusalem et le culte et les sacrifices qui s’y pratiquaient. Ce Temple, considéré pourtant comme le lieu unique de la présence de Dieu parmi son peuple, s’est  désormais transformé en repère de voleurs, qui n’a aucune valeur et qui est superflu pour établir une vraie relation avec Dieu (Jn 4, 21-24). La splendeur, la majesté, la grandeur effrontées de cette construction ne sont, pour Jésus, que le signe sans avenir de l’orgueil et de la mégalomanie humaines. Ce temple est donc provocant et inutile. Un jour il sera détruit et réduit à un amas de ruines (Mc.13,1-3).
Comme si cela ne suffisait pas, nous constatons que dans les évangiles, les représentants officiels de la religion et du sacré, les scribes, les pharisiens, les prêtres et les grands-prêtres, etc., sont toujours présentés comme des classes hostiles à Jésus, comme ses accusateurs et les responsables de sa condamnation et de sa mort. De sorte qu’il est vrai de dire que Jésus a été tué parce qu’il a disqualifié et nié l’importance et la «sacralité » du Temple et de la religion comme moyens de sanctification, de justice et de salut.
 En d’autres mots, Jésus a été éliminé pour avoir soutenu que la rencontre avec Dieu ne se fait plus à travers les architectures fastueuses, les institutions religieuses, leurs rites, leurs sacrifices, leurs lois, leurs observances, leurs prêtres consacrés et ordonnés. Jésus a donné et perdu sa vie pour avoir cru et enseigné que Dieu est présent, non pas dans les choses et les fonctions, mais dans les personnes; pour avoir annoncé que le seul temple où Dieu habite avec toute sa splendeur et sa gloire, c’est le cœur de l’homme[i]. Cette conviction du Nazaréen se situe non seulement au centre de toute sa prédication, mais elle constitue la nouveauté la plus révolutionnaire de son message, qui bouleverse de fond en comble autant notre idée de Dieu que notre idée de l’homme.
La révolution que Jésus a accomplie consiste dans le fait d’avoir sorti Dieu, le sacré et le merveilleux de la religion, pour les placer dans l’être humain et dans le monde qu’il habite. D’après Jésus, c‘est l’être humain qui est sacré, qui est merveilleux et qui est le lieu privilégié de la présence et de l’action de l’esprit de Dieu dans le monde.  Jésus nous a révélé ainsi que le seul lieu où nous pouvons véritablement rencontrer son Dieu et nous mettre en relation avec Lui, c’est dans le frère humain, surtout dans celui qui a le plus besoin de notre attention et de notre amour. Au point que tout ce que nous faisons à un être humain, nous le faisons à Dieu lui-même. Et cela toujours, sans aucune exception. Même dans le délinquant, renfermé dans une prison, Dieu est présent : « J’étais en prison et vous êtes venus me visiter…».
C’est l’étonnante nouveauté de cette révélation qui a impressionné les premiers disciples de Jésus et qui a été à l’origine du grand succès du mouvement chrétien parmi les gens simples, pauvres et opprimés, au cours des trois premiers siècles.
Dans les évangiles on retrouve les traces et les échos de cette forte impression que le passage et le message de Jésus ont suscitée parmi ceux et celles qui l’ont écouté et suivi. Les disciples de Jésus qui nous ont laissé les quatre récits évangéliques nous partagent les conclusions auxquelles ils sont arrivés, après avoir réfléchi sur la vie et l’enseignement de leur Maître. Ils sont unanimes à nous dire que, si tout être humain de bonne volonté est un « fils de Dieu », Jésus l’a été plus que tous. S’il est vrai que, selon l’enseignement du Maître, Dieu est présent dans chaque être humain, Dieu a dû être présent d’une façon toute spéciale en ce «fils de l’homme», dans la vie, l’activité et l’esprit duquel ils avaient pu constater les fruits extraordinaires d’humanité, de bonté et d’amour produits par cette divine présence.
C’est pour cette raison que les évangiles présentent Jésus comme un homme imprégné de Dieu, habité par Dieu, uni à Dieu, qui ne fait qu’une seule chose avec Dieu, qui est comme le fils chéri d’un Père qui met en ce fils «tout son amour et sa complaisance». A travers cet homme, Dieu se manifeste, parle, fait comprendre ses attitudes et ses sentiments, transmet sa volonté. Les évangiles, en nous racontant la vie et en mettant en relief l’extraordinaire qualité humaine de ce «fils de Dieu», totalement «fils de l’homme», nous indiquent quelle sorte d’humains nous devons être, à notre tour, et quelle qualité d’humanité nous devons réaliser dans notre existence pour être, comme Jésus, les porteurs exemplaires et le lieu privilégié de la présence de Dieu dans notre monde.
Les évangiles, qui sont des ouvrages catéchétiques, pour expliquer et illustrer aux chrétiens de leurs époque que Jésus a été un chef d’œuvre d’humanité, un homme rempli de Dieu, un miroir particulièrement perfectionné pour rayonner son amour et réfléchir sa présence et son action dans notre monde, ont créé le scenario particulièrement merveilleux et impressionnant de la «transfiguration», une mise en scène composée d’éléments tirés des théophanies de l’A.T. et dans laquelle Jésus est montré comme totalement illuminé et transformé dans son humanité par le Dieu qui l’habite.
Nous assistons ici au même procédé littéraire que nous rencontrons dans les récits de la naissance et de l’enfance de Jésus, débordants d’éléments surnaturels, miraculeux  et fantastiques, mais qui n’ont, eux aussi, d’autre but que de faire comprendre et d’illustrer le fait que, si dans l’Univers, le «divin» (donc Dieu) se verse et agit partout, c’est surtout dans ce qu’il y a de plus « humain » au monde qu’il se manifeste avec plus d’évidence : un bébé, un enfant, c’est-à-dire un être établi dans des conditions de fragilité, de vulnérabilité, de pauvreté et de dépendance totales.
De tout cela nous devons en déduire que nous, les chrétiens, ne devons pas  chercher dans les évangiles comment nous diviniser (nous sommes déjà tous et à l’avance porteurs de la présence divine en ce monde), mais comment nous humaniser. Nous devons comprendre que le christianisme n’est pas une religion qui cherche principalement à rapprocher l’homme de Dieu, mais un mouvement spirituel qui cherche à rapprocher l’homme de l’homme, pour l’humaniser toujours davantage par le moyen de l’amour, en l’aidant à se libérer de ses pulsions déshumanisantes et destructrices de sa véritable identité.

BM




[i] Cfr. aussi 1Cor. 3,16-17; 1Cor. 6,19