jeudi 30 août 2012

DÎME


Paroisse Sainte-Catherine-de-Sienne
7070, rue Somerled

Montréal, Qc. H4V 1V9


DÎME  2012



Bonjour Madame, Monsieur,


Notre Paroisse est un lieu de rassemblement privilégié. Fondée en 1950, elle est un point central de la célébration des rites et des manifestations de la foi chrétienne qui  rapprochent et unissent les chrétiens catholiques qui habitent le quartier. Notre équipe de laïcs organise une vie liturgique stimulante et offre la formation à nos jeunes chrétiens. Nos bénévoles sont très présents et apportent leur talent respectif à notre belle Église soit en aidant à l’entretien ou en organisant des repas communautaires et des activités de financement. L’Église offre également un local de rencontre aux Scouts, à la Saint-Vincent-de-Paul et à l’Association des aînés du quartier. 

Grâce à  votre implication cette paroisse est vivante et grâce à votre générosité elle peut continuer d'exister. Vos dons sont la seule source de revenus de la paroisse. Ils permettent de défrayer les coûts d’entretien des bâtiments, de frais d’électricité et de chauffage et, bien sûr, des travaux plus importants. Puisqu'il s'git d'un don, personne ne peut décider à votre place. Tout dépend de vos possibilités, de l'ouverture et de la grandeur  de votre coeur et de l'importance que vous accordez à  ce genre d'institutions dans  votre vie et dans la vie  de votre quartier.
Si vous êtes  une personne qui a compris qu’une église est l’affaire de tout le monde et qu’elle n’existe que grâce à la participation et à la contribution financière de tous les chrétiens, pratiquants ou pas, et qu’un quartier perd non seulement son cachet mais aussi  un peu de son âme  lorsqu’il  perd son église, vous comprendrez sans doute la finalité de cette lettre.  

L’église est là comme un signe qui nous rappelle autant la  grandeur que le mystère de notre existence que nous ne devons pas banaliser.

Voilà pourquoi chaque année nous venons frapper à la porte de votre cœur, en sollicitant votre générosité. Le montant suggéré est de $100 par famille. Vous êtes évidemmet libres de donner davantage!

En vous remerciant à l’avance de votre contribution, je vous assure de ma prière  au Seigneur pour vous  et toute votre famille. Avec affection  


P. Bruno Mori, curé


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Veuillez utiliser le formulaire ci-dessous pour vos dons:


Écrire en lettres moulées svp  -     Le montant de ma contribution est de $..........................
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Tél.

Libeller votre chèque à l’ordre :   Paroisse Ste-Catherine-de-Sienne, 7070, avenue Somerled, Montréal, QC -  H4V 1V9

dimanche 26 août 2012

21e DIMANCHE ORD. B


Voulez-vous partir vous aussi ?
«Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie ! 
(21e dim. ord. B - Jn 6, 60-69)


Que de fois cette interrogation que Jésus adressait à ceux et celles qui l’entouraient m’a mis en crise. Que de fois en tant que chrétien, en tant que croyant, en tant que catholique, en tant que prêtre, j’ai été tenté de repondre oui à cette question de Jésus … tenté de tout  lâcher, de tout abandonner, de claquer la porte sur une Institution qui n’a cessé de me décevoir. Au cours des siècles elle n’a pas toujours été un témoin exemplaire de fidélité à son Fondateur ; elle a défiguré et corrompu son message. Ses clercs se sont transformés en fonctionnaires qui ont mis la recherche du pouvoir, de l’argent, des honneurs et du prestige au-dessus de l’annonce de l’évangile et du bien spirituel et humain de leurs fidèles.



Dans l’Église, j’assiste encore  aujourd’hui à un autoritarisme qui écarte, qui exclut, qui condamne, qui punit tout dissension, toute divergence d’opinion, toute nouvelle interprétation de la doctrine traditionnelle. Dans cette Église, je vois une hiérarchie figée et bloquée par la hantise de la fidélité à une tradition qui est souvent  dépassée et, aujourd’hui, souvent inacceptable. Une Autorité incapable de comprendre les problèmes existentiels des gens et d’accueillir les défis de la modernité. Un magistère à qui manque le courage de faire du nouveau, d’inventer de nouveaux rites, de nouveaux gestes signifiants pour l'homme moderne ;  qui n'accepte pas  de s’exprimer dans  un langage nouveau, compréhensible à tous ; qui hésite à s’ouvrir  à  des nouvelles façons de comprendre et de transmettre le message de Jésus … Je vois une hiérarchie  cafardeuse, amère, aigrie, peureuse, pessimiste,  qui n’ose pas prendre de risques, qui ne fait pas confiance à l’Esprit  et au bon sens des fidèles ; qui ne veut rien changer de ses lois vétustes, dépassées,  même lorsque celles-ci  sont carrément nuisibles au développement d’une authentique vie chrétienne, puisqu’elles handicapent l’existence des communautés, en les empêchant  de vivre la  pratique de la  foi d’une façon pleine, riche et épanouissante… 



 Mais où aller? J’appartiens  à cette Église. Cette Église est ma patrie,  ma maison, ma mère! C'est à son sein que je me suis nourri. C’est dans ses bras que j’ai été élevé. C’est dans sa cour que j’ai grandi . C’est à son enseignement que j’ai été éduqué. C’est elle qui m’a formé; qui m’a donné mon identité chrétienne; qui a esquissé ma physionomie humaine; qui a bâti ma configuration spirituelle. C’est elle qui m’a tout donné. C’est à cause d’elle que je suis devenu ce que je suis…


Devant ma désaffection pour les défauts de l’institution ecclésiale; devant  l’allergie que je ressens parfois  envers sa façon traditionnelle, obsolète et anachronique de transmettre les contenus de la foi ; devant la tentation d'abandonner ma communauté de foi  parce  que ses dirigeants m’ont  déçu et qu’ils continuaient de me mettre en boule….combien de fois j'ai regardé autour de moi pour analyser quelles autres alternatives se  présentaient à moi; pour  voir où je pourrais aller pour trouver un lieu d'accueil, une communauté d’appartenance spirituelle meilleure et plus satisfaisante; une religion plus conforme à mes attentes? Chez les luthériens? Chez les épiscopaliens? Chez les adventistes? Chez les Bouddhistes, les musulmans, les Témoins de Jéhovah, l'église de Scientologie, Krishna ?  

 
Non, merci! Non seulement ces religions m'inquiètent, mais les défauts, les erreurs et les aberrations que je découvre en elles sont encore pires que ce que je constate dans le catholicisme. Le Jésus de l'Évangile  me satisfait, me plaît, me fascine infiniment plus que tous les Bouddha, Mahomet, Krishna, Jéhovah et la doctrine de n’importe quel gourou  illuminé de la terre.

C'est pourquoi j'ai décidé de rester avec Jésus de Nazareth, avec sa doctrine, avec la communauté de foi qui se rattache à lui, qui se nourrit de son esprit. Parmi tous les grands hommes que notre histoire humaine a suscités, c’est lui qui a ma préférence. Il est mon point de référence privilégié. C’est pourquoi j’ai décidé de rester  dans mon Église, avec mon Église…. Malgré tout ! Malgré ses fautes, ses faiblesses, ses erreurs, ses gaffes, ses scandales, ses incongruités…. car c’est elle le seul  lieu où je peux encore entendre parler de Lui et Le rencontrer. C’est elle qui garde toujours le coffre précieux  qui contient  les trésors de son Maitre et de son Seigneur. Oui, certes, il a beaucoup de saleté et de ménage à faire dans cette Église. Mais, en réfléchissant bien, je me suis dit qu’une rose a peut-être plus de chance de pousser et de s’épanouir entourée de fumier  que de pierres précieuses …. Je me suis dit que j’ai peut-être tort  à être trop exigent  avec mon église… car, finalement, Jésus aussi  était entouré d’ordure et  d’un tas de pécheurs.
  
C’est là  que j’ai découvert que Pierre avait raison! Oh, et combien ! « Seigneur, à qui irions-nous, toi seul as les paroles qui vont pour nous, que nous aimons, qui nous satisfont, qui nous conviennent, qui répondent à nos besoins les plus  profonds, car elles contiennent la sagesse de Dieu, car elles possèdent le secret de notre liberté, de notre grandeur, de la réussite de notre vie et du salut du monde ...Oui, Tu as les paroles qui nous permettent de vivre pleinement et durablement, paroles de  vie éternelle ...! A qui irions-nous pour être guidé, orienté, pour apprendre qui nous sommes; pour savoir d'où nous venons et où nous allons ? Qui mieux que toi peut nous dire ce qui est vraiment bon pour  nous ; quelle est notre véritable nourriture ; quelles sont les valeurs qui nous enrichissent, qui nous font grandir et qui font le succès de notre existence? Vers qui pourrions-nous aller pour trouver la vérité sur nous, sur Dieu, sur les autres, sur le monde? Vers qui irions-nous en toute confiance, sûrs de n’être jamais trompés, dupés, manipulés, exploités, déçus? Vers qui irions-nous, Seigneur, si nous quittons toi et la communauté de tes disciples? Qui sera alors notre lumière, notre appui, notre confort, notre force, notre espérance? Entre les mains de qui  pouvons-nous abandonner, en toute confiance et en toute sécurité, notre cœur ?  Qu’est-ce qui nous reste de vrai, de solide de bon, de valable, si nous te perdons ?
 Ce qui nous reste  sans toi, séparé de toi, est finalement ce qui nous détruit et nous perd. Si les hommes et les femmes ne trouvent pas en toi et dans le Dieu que tu leurs  révèles le sens de leur vie et le secret de leur véritable bonheur, où iront-ils le chercher ? Ils chercheront leur bonheur dans l'argent, le sexe, la drogue, l'alcool, le pouvoir, le succès économique ou politique ... Ils t’abandonnent, ils te quittent toi et ton Dieu …mais à combien d’autres dieux ils s’approcheront  dans  leur vie ! Dans le culte de ces idoles,  ils pensent  trouver leur bonheur et leur accomplissement ; en  réalité, ils n’y trouvent que vide et déception».

Oui, Pierre a raison de dire «Seigneur, vers qui  pourrions-nous  aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle ! »

BM



dimanche 19 août 2012

MANGER LA «CHAIR» ET BOIRE LE «SANG» DU SEIGNEUR ?


(20Dim. ord. B 2012 - Jn 6, 51-58)


C’est par le geste de la manducation ou  de  la communion  au pain que les chrétiens ont,  depuis les débuts, exprimé et manifesté symboliquement  leur volonté de se nourrir de tout ce qui sort de la personne du Seigneur ou qui se rapporte à Lui. C’est ce que l’évangéliste Jean veut enseigner lorsqu’il dit de Jésus que nous devons manger sa « chair » et boire son « sang ». Le mot « chair »  que  Jean utilise et qu’il met sur la bouche de Jésus, a perdu pour nous aujourd’hui la résonance qu’il avait pour les juifs de son temps, habitués  au langage et à la symbolique de la Bible hébraïque. Une certaine théologie chrétienne a compris et interprété ce mot d’une façon littérale, matérialiste et donc absurde, comme si  nous  devions manger, comme des cannibales, la chair «organique-biologique» du Seigneur.

Mais quand l’évangéliste utilisait le mot  « chair», dans son esprit  cette parole avait  le sens que sa culture religieuse juive  lui donnait. Or, dans la Bible le mot « basar,  « sarx » en grec,  qui a été traduit par « chair», indique  tout  être  terrestre, considéré comme une créature  fragile, limitée, mortelle, (de l’animal, poissons, oiseaux  à l’humain), mais dans lequel il y a le souffle de la vie. Appliqué  à l’humain, ce mot indique l’homme en tant que créature matérielle, composée des éléments chimiques produits dans le creuset  des étoiles, issu de la terre, résultat, dirions-nous aujourd’hui, de l’évolution cosmique et de l’évolution biologique des espèces,  mais intérieurement  allumé par la scintille, embrasé par le feu, animé par le souffle de l’esprit de Dieu qui  fait  de lui, en toute vérité,  le prototype le plus accompli de toute sa  création.

Cet esprit divin qui anime l’homme de chair et qui fait de lui la créature intelligente, spirituelle et sublime  qu’il est, était  représenté, symbolisé dans la Bible par le «sang». Le sang qui coule partout, qui envahit de partout et de l’intérieur  le corps humain (la «chair »), était, pour les auteurs bibliques,  la meilleure image qu’ils aient pu trouver, pour exprimer de quelle façon intime, profonde et radicale l’homme est pénétré, travaillé et vivifié par l’esprit ou la présence de Dieu qui constitue la substance ou  le fond le plus intime de son être. 

Dans l’Ancien Testament le mot «chair » n‘a  donc pas du tout le sens péjoratif, que sous l’influence de l’hellénisme tardif, il acquiert dans les lettres de Paul  et ensuite dans la littérature chrétienne où  ce mot est souvent utilisé comme synonyme de péché, de passions perverses, d’instincts lascifs, de tendances désordonnées, de plaisirs libidineux qui conduisent l’homme vers la transgression de la Loi divine et donc vers sa perte.

Quand dans le texte de l’évangile d’aujourd’hui  son auteur fait dire à Jésus qu’il faut  manger sa chair et boire son sang, par cette expression il veut faire comprendre aux chrétiens de son temps qu’en s’approchant de cet homme, en l’introduisant dans leur vie,  ils s’approchent  au produit le plus accompli de Dieu sur terre; en croyant  en lui et en s’attachant à lui par l’amour et la confiance, ils introduisent  dans leur expérience  humaine et dans  leur existence concrète une personne en qui la présence de Dieu a agi et s’est manifesté avec une force, une énergie, une immédiateté et une proximité  uniques, et que, par conséquent ils ne peuvent qu’en être positivement affectés. Cet homme est, en effet, tout imbibé de l’esprit de Dieu, qui est pour ainsi dire comme le sang qui le fait vivre et agir. Jésus  a su ouvrir  toute sa vie à l’action de l’Esprit , de sorte que Dieu l’a pour ainsi dire modelé à son l’image au point de faire de lui  l’exemplaire le  plus accompli de l’homme pleinement  transparent à Dieu, de l’homme qui a le mieux incarné dans notre monde la présence de cette  ineffable Énergie d’Amour que nous appelons Dieu; le prototype de l’homme totalement transformé et transfiguré par le dynamisme de l’Esprit de Dieu .

Lorsqu’on est épuisé et assoiffé et que l’on est proche d’une source, on ne peut que boire; lorsqu’on a froid et que  l’on est  proche du feu, on  ne peut que se réchauffer;  lorsqu’on est égaré et perdu dans l’obscurité et que l’on perçoit un chemin, un signe, une lumière, on ne peut que les suivre;  lorsqu’on rencontre un être humain de la trempe de Jésus, rempli de Dieu et modelé par son Esprit, on ne peut que s’attacher à lui, s’asseoir à sa table et manger et boire de l’abondance de sa richesse ... C’est cela  que  l’évangéliste Jean veut nous faire comprendre à travers ces expressions  archaïques et  pour nous aujourd’hui  très surprenantes et très difficiles à comprendre qu’il met sur les lèvres de Jésus :  « Ma chair est vraie nourriture et mon sang est la vraie boisson …celui qui me mangera vivra par moi .. « Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie….celui qui mange de ce pain vivra éternellement « 

Voulez vous avoir une forme de vie valable, significative, solide et durable? Voulez-vous vous mettre en contact avec quelqu’un qui est l’exemplaire le plus perfectionné des êtres que l’évolution cosmique ait produits?   Désirez-vous avoir une qualité de vie humaine qui ressemble à la qualité de vie humaine que Jésus a incarnée au cours de son existence ? Eh bien, vous devez calquer votre humanité, votre chair, sur l’humanité et la chair de cet homme! Vous devez boire de lui, de son sang, c’est-à- dire de ses valeurs  intérieures, de son esprit, qui ont été comme le sang qui lui a permis de réaliser la qualité de vie qu’il a eue. Plongé dans l’intimité de Dieu, il a vécu en enfant de Dieu docile et aimant ; il  a vécu en authentique fils de Dieu.

Si vous le suivez, si vous mangez  et buvez  de lui, vous lui ressemblerez; vous deviendrez comme Lui : des humains accomplis, des personnes animées et guidées dans la vie par un sain et saint esprit ; des véritables enfants de Dieu …. et votre vie sera belle, sera pleine, sera bien fondée, sera réussie aux yeux des hommes et aux yeux de Dieu.


BM


jeudi 2 août 2012

POURQUOI VOULOIR BAPTISER SON ENFANT ?


RÉFLEXION POUR LES  PARENTS QUI DEMANDENT LE  BAPTÊME POUR   LEUR ENFANT 


Le chrétien est quelqu’un qui est membre d’une communauté de foi. Cette communauté est composée de tous ceux et celles qui ont choisi d’adopter Jésus de Nazareth comme  maitre  et guide spirituel et de  puiser  dans son  enseignement les valeurs  auxquelles ils adhèrent et qui doivent orienter leur vie.

Être chrétien c’est donc être élève, disciple de  Jésus de Nazareth et  se sentir  attaché à sa personne par des  liens  faits d’admiration, de confiance et d’amitié profonde.

Les chrétiens  reconnaissent  en Jésus  un modèle exemplaire d’humanité, au point  de  considérer ce personnage extraordinaire comme un « don » et une « grâce » du ciel à notre monde. C’est pour cette raison qu’ils voient en lui la personne qui a le mieux  incarné et réalisé dans sa vie l’idéal d’une perfection que nous attribuons normalement seulement à Dieu.

Dans leur admiration pour Jésus, ses disciples le considèrent en outre comme une révélation ou une manifestation de Dieu dans l’histoire humaine. Ils se disent que c’est en regardant  Jésus que  nous pouvons  avoir une idée  de comment  devrait  être  vécue notre existence pour être conforme  aux attentes de Dieu à notre égard. Si nous sommes tous créatures de Dieu et donc, d’une certaine façon, si nous sommes  tous des  fils et des  filles  de Dieu, les chrétiens considèrent cependant  Jésus de Nazareth comme  un « fils de Dieu » tout à fait  spécial et unique, comme le fils de Dieu « par excellence »

Jésus nous a laissé un enseignement, une vision du monde, un testament  spirituel,  un esprit, un code et un style de vie, dont les grandes a lignes se retrouvent dans  des  écrits datant du premier siècle de notre ère. Ces écrits, appelés« Évangiles »,  résument, dans un genre littéraire  très symbolique et allégorique,  l’essentiel du  message du Prophète de Nazareth.

Vouloir vivre en chrétien c’est donc vouloir vivre selon  l’esprit  de Jésus et les directives  qu’il  nous a laissées.  Et cela, non pas d’une façon  solitaire et individuelle, mais  au sein d’une famille ou  d’une communauté de gens qui partagent  le même amour et la même admiration pour le Maitre de Nazareth et qui veulent  asseoir et bâtir la conduite de leur vie sur les valeurs contenues dans  son enseignement.
Dans un langage  un peu technique on dit que l’on est chrétien  «en Église». (Le mot ‘église’  vient d’un mot grec qui signifie ‘assemblée’ ou ‘communauté’).

Le disciple  de Jésus vit personnellement, dans le concret de sa vie quotidienne,  les valeurs qu’il a reçues de son Maitre. Cependant, en tant que chrétien, il exprime  et il manifeste son adhésion  à Jésus à  travers  une communion de vie  avec ses frères  dans la foi. C’est en effet la communauté chrétienne qui est  porteuse et garante des valeurs que Jésus nous a laissées. On ne peut donc pas être chrétien « en solitaire », mais seulement  «en solidaire »,  en étant  membre d’un corps  plus grand  que soi et qui nous porte et nous englobe.

Être chrétien comporte alors nécessairement  une participation  active  et régulière aux activités et aux initiatives de sa communauté d’appartenance. Cette participation  assume  sa visibilité concrète dans les assemblées de fideles qui se réunissent  régulièrement  chaque dimanche dans  ces lieux  de réunion  et de culte  appelés  « églises »  ou « paroisses ».

Dans ces rencontres hebdomadaires, la communauté chrétienne, à travers le déploiement   des gestes symboliques et  de rites liturgiques, parfois  anciens et parfois plus modernes,  proclame et approfondit sa foi, chante sa joie, remercie Dieu pour avoir connu et avoir  suivi Jésus, ce don du Ciel  qui aide chacun à saisir le sens de sa  vie et  à pénétrer   toujours davantage  dans la connaissance du mystère de Dieu.

Les rencontres hebdomadaires du dimanche sont organisées avant tout pour fêter la résurrection de Jésus; mais aussi, pour  faire mémoire des faits plus significatifs de sa vie. Ces réunions permettent  à tous les disciples de Jésus de Nazareth d’écouter à nouveau son enseignement, de l’approfondir, de s’en nourrir, afin que, petit à petit, il puisse se glisser dans le vécu de leur existence et donner à celle-ci son originalité et sa  caractéristique chrétienne.

La rencontre du dimanche donne, en outre, aux chrétiens l’opportunité de se retrouver ensemble en tant que famille de disciples de Jésus (= église),  de se soutenir les uns les autres dans la foi, d’établir un partage de vie et de poser ensemble les gestes symboliques qui expriment et nourrissent  leur appartenance au monde des valeurs religieuses que Jésus de Nazareth leur a laissé en héritage. Parmi les gestes symboliques posés lors de cette rencontre, les chrétiens donnent beaucoup d’importance à ceux qui expriment  et signifient la Présence toujours efficace, active et vivante  de Jésus  au milieu d’eux.

Il est clair que l’appartenance à la communauté des disciples du Nazaréen est le résultat  de la rencontre avec ce Maitre et de la fascination suscitée par la connaissance de son enseignement et l’impact de sa Parole. Elle est donc le fruit d’un choix et d’une décision personnelle. On n’est pas chrétien de naissance, on le devient par libre décision.

Le rite qui scelle la décision de vivre en disciple de Jésus et d’appartenir à la famille ( ou communauté)  de ceux et celles qui croient en  Lui,  est le Baptême. Le baptême est donc  essentiellement  un geste d’adulte.

Si l’habitude a été est prise de donner le baptême  aux  petits enfants, ce geste n’acquiert de sens qu’à travers la foi  vivante et active des parents. En faisant baptiser leurs enfants, les parents chrétiens s’engagent à leur transmette la foi chrétienne qui les anime; et cela au sein d’une communauté chrétienne qu’ils fréquentent  et dont ils sont des membres actifs.

Les parents doivent  savoir que le baptême est un geste vide  de sens et inutile, s'il n'est pas le résultat  du désir et de la volonté  des parents de nourrir leur enfant de la même  foi qui les anime et les fait vivre. 

La communauté chrétienne est certainement  un support  important  et  incontournable pour les parents chrétiens qui doivent s’atteler à assurer la vie chrétienne et la croissance spirituelle de leurs enfants. Dans une paroisse une équipe  des catéchètes  accomplit cette tâche d’aide et de support offerte aux parents. Cependant, la tâche des catéchètes est et reste secondaire et, à la limite, même négligeable. Les parents  sont et restent  les premiers responsables de la transmission, de l’éclosion et  de la maturation de la foi  et du sens religieux de leurs enfants.

 D’où, dans les cours plus formels d’initiation chrétienne donnés en paroisse à l’occasion de la première communion et de la confirmation, la nécessité et l’importance de la présence, de la collaboration et de l’implication des parents. Sans les parents, sans leur intérêt visible et manifesté, sans leur participation active, cette initiation chrétienne n’aura aucun impact sur les enfants et ne laissera aucune conséquence dans le future de leur vie chrétienne.

BM