dimanche 23 septembre 2012

«SI QUELQU’UN VEUT ÊTRE LE PREMIER, QU’IL DEVIENNE LE SERVITEUR DE TOUS»



(25e dimanche ord. B, 2012, Marc 9, 30-37)

C’est un dogme de notre société: la performance, l’efficacité, la rentabilité. Notre société a le culte du résultat. Aujourd’hui il faut être le meilleur non seulement pour réussir, mais simplement pour pouvoir travailler et survivre. Dans n’importe quelle entreprise, on impose au personnel des programmes à développer, objectifs à atteindre. Si tu n’es pas à la hauteur, tu es éliminé, sans pitié. Il faut être le meilleur à l’école, à l’université, au travail. Aujourd’hui si l’on veut avoir des chances d’emploi et des perspectives d’avenir, il faut être capable de réussir les examens avec les meilleures notes, vaincre des concours, gagner des bourses. Il faut émerger, se distinguer, performer. Pour augmenter le rendement ou améliorer les performances de notre cerveau on  n’hésite pas à recourir au dopage intellectuel. Ainsi on a recours aux psychotropes, comme le Ritalin et d’autres stimulants. Les meilleurs seulement ont une chance. Dans notre société, il y a une sélection qui est établie à norme. C’est la lutte, la course, la compétition: dépasser les autres, distancier les autres, battre les autres. Car, dans l’engrenage infernal de la performance à tout prix, l’autre désormais est devenu le concurrent, le compétiteur, le rival, et donc l’adversaire et donc l’ennemi à éliminer. Le capitalisme occidental, qui structure une société uniquement basée sur la libre concurrence des marchés, la performance, la productivité, la consommation, l’exploitation des ressources, le profit, l’accroissement démentiel des capitaux privés, est finalement en train de mettre en place la plus inhumaine, la plus barbare et la plus sauvage des sociétés. Dans une telle société il y de moins en mois de place pour le sentiment, la sensibilité, la compassion, l’attention, l’écoute, le respect,  la compréhension, l’altruisme, l’accueil l’aimabilité, la bonté ….en somme, il n’y plus de place pour l’amour! Et pourtant c’est l’amour le but de toute l’évolution cosmique! Dans cet univers, nous avons émergés en tant qu’humains, uniquement à cause de notre aptitude à aimer. Nous sommes humains fondamentalement à cause de l’amour que nous sommes capables de donner. Que sommes-nous donc  devenus ?  Il est donc urgent  d’activer notre attitude à aimer.

 Nous avons donc plus que jamais besoin de nous ouvrir à cette Parole du Maitre de Nazareth, si nous voulons récupérer notre âme et vivre en conformité avec notre destin et avec notre être véritable. À travers tout son enseignement, Jésus de Nazareth a voulu nous faire comprendre une chose très simple: devant Dieu nous ne pouvons avancer aucune prétention et nous n’avons aucun mérite à faire prévaloir. En effet, nous recevons tout de son amour et de sa bonté. Par nous-mêmes, nous ne sommes que de sacs vides qui n’acquièrent consistance et valeur que parce qu’ils sont remplis de l’abondance de ses richesses.

Jésus nous à révélé que tout nous vient d’un Source divine qu’il appelle «Père» et qui est fondamentalement un puits d’Amour qui génère tout ce qui existe et que de ce Puits nous puisons l’eau de l’être et de la vie et donc la substance profonde de ce que nous sommes. Pour Jésus alors la vraie sagesse humaine et la vraie illumination consistent à se rendre compte, qu’en ce Principe divin nous avons  «la vie, le souffle, le mouvement et l’être» (Act.17, 25-28). Ce Principe, qui est au cœur de tout, ensemence de son Souffle et de son Énergie tout l’univers, afin que celui-ci devienne à son tour capable de produire de l’être, de la vie et de l’amour.

Jésus nous enseigne donc que seulement si nous entrons dans le courant de cette Énergie d’amour et si nous nous laissons transporter, affecter et envahir par elle, nous réussissons à nous réaliser en tant qu’humains et à atteindre ainsi la vérité de notre être. Car, en tant qu’humains, nous sommes fondamentalement la conscience cosmique de cet Amour. Nous sommes cette partie du cosmos qui, à travers une longue évolution, est arrivée à la connaissance de cet amour dont tout prend son origine. Nous sommes la transparence cosmique de cette Amour.  Nous sommes le lieu privilégié de sa présence en ce monde de matière. Notre tâche est de le connaître, de le reconnaître, de nous en imprégner et de le répercuter autour de nous. «Quiconque aime est né de Dieu et parvient à la connaissance de Dieu» (1 Gv. 4,7). Voilà pourquoi, créés, moulés, jetés dans l’existence en vertu de cette Énergie d’Amour qui constitue la substance de notre être, nous ne trouvons notre pleine réalisation que si nous sommes capables de devenir, en ce monde,  les relais de l’Amour.

Jésus de Nazareth nous révèle que vis-à-vis de cette Force d’Amour qui envahit tout, la posture fondamentale des humains que nous sommes consiste, non pas à nous agripper, mais à nous laisser transporter; non pas à nous attacher, mais à nous détacher; non pas à retenir, mais à lâcher; non pas à nous remplir, mais à nous vider; non pas à nous lester, mais à nous délester. Car, à trop vouloir charger notre vie, nous risquons de la couler; à trop vouloir gagner, nous risquons de tout perdre; à trop vouloir retenir, nous risquons de nous enliser dans l’épaisseur superficielle d’une vie qui manque de profondeur et qui rate le passage du Courant divin qui cherche à nous  allumer de lui et à nous entraîner dans son sillage. Jésus nous avertit que la grandeur véritable de l’homme se mesure à sa capacité de s’ouvrir à cet Amour et de le manifester dans sa propre vie. «Qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu demeure en  lui» (1 Gv.4,16).

Et qui dit «amour», dit disponibilité, service, aide, don de soi, respect des autres, attention aux autres, priorité donnés aux autres. Donc, ici est grand non  pas celui que s’érige sur les autres pour les dominer, mais celui qui se fait petit, disponible, serviable,  afin d’enrichir les autres par la force de son amour. Les grands ici sont ceux et celles qui mettent leur confiance non pas dans la puissance et l’efficacité des moyens matériels, mais dans le travail secret de leur amour. Être petits, confiants, abandonnés, accueillants, libres, libérés, limpides, simples,  naturels… voilà par quel canal passe le courant de l’amour qui transforme le monde! Ne sont-elles pas celles-là aussi les caractéristiques de l’enfance? Voilà pourquoi Jésus nous dit que notre vraie grandeur consiste à renoncer à être trop adultes; à éviter de nous prendre trop au sérieux et de croire que nous sommes importants et à récupérer l’enfant qui est en nous: «Si vous ne devenez pas comme des enfants, vous ne pouvez pas entrer dans le monde de l’amour, qui est le monde de Dieu, ce royaume de Dieu que l’humanité a mission de construire ici-bas».

Ici, la grandeur  est toute  dans la performance de l’amour qui s’oublie et se donne  et non pas dans la performance du pouvoir qui domine et s’impose. Serons-nous capables, en tant que disciples du Maître de Nazareth, d’entrer dans ce Courant  et d’y confier notre vie ?



 BM

dimanche 9 septembre 2012

IL FAIT ENTENDRE LES SOURDS ET IL FAIT PARLER LES MUETS…


( 9 septembre 2012 - 23 dim. ord. B 2012 - Marc 7, 31-37)

Le cœur du message de Jésus de Nazareth  consiste dans l’amour de l’autre. Jésus  disait : «C’est à cela que le gens  connaîtrons que vous êtes  mes disciples,  à l’amour que vous aurez les uns pour les autres ». Pour le Nazaréen, l’ouverture, l’empathie, l’affection que l’on porte à notre semblable sont plus importants que  l’adoration et le culte rendus à Dieu ou que la soumission à sa «volonté» et à sa Loi. Et cela est vrai à un tel point que, pour Jésus, l’amour du prochain est le seul moyen que nous avons à notre disposition pour manifester notre amour envers Dieu et que toute proclamation ou affirmation religieuse de piété vis-à-vis de Dieu, qui ne se traduit pas en charité fraternelle et qui  ne s’accompagne pas d’intérêt, d’ouverture et  d’amour envers l’être humain,  n’est que  mensonge et hypocrisie.

Si donc l’amour pour les autres constitue le cœur du message du Maitre de Nazareth, nous comprenons le souci, la préoccupation de Jésus à vouloir que ses disciples soient des gens ouverts, accueillants et l’effort qu’il a mis à les guérir de leurs surdités, de leurs insensibilités, de leurs enfermements et de leurs égoïsmes. C’est le sens et le message de l’anecdote de la guérison du sourd-muet  relaté par l’extrait évangélique de ce dimanche. En règle générale, on constate que, dans les évangiles, l’attitude fondamentale qui est requise de la part de ceux et celles qui veulent entrer  dans la dynamique spirituelle du Maitre est celle de l’écoute. «Qui a des oreilles pour écouter, qu’il écoute!», devient la consigne et le mot d’ordre pour être un authentique disciple et pour accueillir le salut de Dieu apporté par Jésus: écouter la parole, écouter la voix du frère dans le besoin, écouter le Fils bien-aimé …. Écoute qui est synonyme d‘accueil, de confiance, d’intérêt et, finalement, d’amour. Si dans les évangiles l’accent est mis avec tellement d’emphase sur la nécessité de l’écoute pour se réaliser en tant qu’humains et pour se sauver, cela est dû au fait que, généralement, cette capacité fait défaut chez beaucoup de gens et que,  à cause de cela, leur vie risque de « tomber en ruine». Dans les évangiles  Jésus est présenté comme celui qui, stimulant notre capacité d’aimer, nous convie à une attention et à une sensibilité plus grandes envers nos semblables, et donc comme celui qui  active, d’une façon inégalée et toute nouvelle, notre capacité d’écoute des autres et d’ouverture aux autres.

L’écoute est en effet la seule façon que nous  avons d’entrer en relation avec une personne. L’écoute est la seule porte par laquelle l’autre peut entrer en nous et dans notre vie. C’est par l’écoute de ce qu’il me révèle de lui, que je peux  le connaître, découvrir et sentir son âme et lui permettre d’affecter la mienne. C’est par l’écoute de l’autre que je l’accueille, que je reconnais sa valeur et son importance, que je m’enrichis de tout ce qu’il m’apporte et que je lui permets de s’affirmer en tant qu’individu unique, en lui faisant découvrir sa grandeur et son immense dignité. Car c’est par mon écoute que l’autre se sentira accueilli, remarqué, accepté et donc reconnu et donc compris et donc valorisé et donc apprécié. C’est grâce à mon accueil et à mon écoute qu’il se sentira aimé et qu’il  prendra alors confiance en lui-même et trouvera satisfaction, gratification et joie dans son vivre.

Si je l’écoute, jamais un individu dira de lui-même: je suis une nullité, je ne suis bon à rien, je ne vaux pas grand-chose, je suis inutile,  personne ne s’intéresse à moi, personne ne m’aime, je vis dans un monde hostile, insensible, égoïste, méchant, à quoi bon vivre….Notre capacité d’écoute peut faire toute la différence entre un monde hospitalier et un monde féroce; entre une société humaine et une société  déshumanisée ; entre le bonheur ou le malheur d’une personne,  entre le choix de vivre ou le choix de mourir. .

C‘est à cette capacité d’écoute que sont finalement mesurés la beauté de notre âme, l’emprise de Dieu dans notre existence et le miracle de guérison que son Esprit a opéré dans les profondeurs blessées et désagrégées de notre être. C’est pour cela que l’écoute devient la caractéristique du disciple de Jésus, de l’homme et de la femme transformés et renouvelés par son esprit  et l’attitude de base  des ceux et celles qui ont été guéris de leur endurcissement et de leur surdité au contact du Maitre et qui sont appelés à bâtir le «Royaume de l’amour de Dieu» sur terre.

 Si la fonction de Jésus, en tant que Maitre, est celle de parler et d’enseigner, la fonction du disciple que nous sommes, est celle d’être attentif et d’écouter. Il ne peut être maitre que si nous sommes disciples. C’est alors  notre capacité d’écoute qui lui assure son charisme, son efficacité, la réussite de sa vie et de sa mission dans le monde. Si nous écoutons, Jésus est Jésus et il sauve. Si nous faisons la sourde-oreille, il aura parlé au vent et son passage parmi nous aura été inutile et sa mort une horrible défaite.

Jésus nous veut personnes de dialogue, de communication, car il est  venu bâtir un monde animé par l’amour et donc basé  sur la relation qui doit créer unité, fraternité et communion entre les humains.
Le chrétien est donc essentiellement celui qui écoute. Mais écoutons-nous vraiment ? Avons-nous créé, développé en nous les conditions et les attitudes nécessaires et indispensables pour une bonne écoute ? Quelles sont ces conditions? Essayons ensemble d’en pointer quelques-unes.

Dans l’évangile de ce dimanche il est dit que Jésus rencontre un sourd-muet  et qu’il l’amène loin de la foule. C’est pour nous faire comprendre que pour écouter il faut être capable de faire taire, au moins pendant quelques instants, le tumulte et le tapage qui s’est établi à l’intérieur de nous; quitter la foule de nos distractions pour atteindre un lieu de silence. Il faut ensuite s’arrêter, porter attention, être curieux  s’abstenir de tout jugement, jeter sur l’autre un regard bienveillant ; penser que l’autre est comme un coffre bien garni et qu’il peut nous surprendre, nous émerveiller et nous enrichir  lorsqu’il l’ouvre et qu’il partage avec nous  la variété et la valeur de son contenu. L’écoute est alors ouverture à l’autre, liée à une capacité à l’accueillir sans jugement, sans a priori…et avec amour.

Mais si tu es devenu sourd, car  fermé, replié sur toi-même, uniquement centré sur ton petit moi et ton petit bonheur, indifférent  et insensible à la présence des autres, si tu te bouches systématiquement les oreilles avec des auriculaires pour n’entendre que du bruit, du rap, du rock, du métal, pour t’étourdir, te couper du monde, des autres, parce que les autres te fatiguent, sont minables, ne t’intéressent  pas, te tapent sur les nerfs … tu seras aussi un être coupé, sans substance, vide, pauvre, car tu te seras privé de l’apport des richesses  que ton ouverture aux autres aurait apporté à ta vie….et tu n’aura rien a dire, rien a communiquer Tu seras là, mais comme un poteau contre  lequel on trébuche ou comme  un arbre sans fruit.

Nous, les disciples du Maitre de Nazareth, nous devrions être les champions de l’écoute. Comment va notre entraînement ?
  
Pour terminer je vais vous raconter une petite anecdote. Lorsque je vais chez mon dentiste, situé sur la rue Drummond à Montréal, une fois débarqué du métro, je dois marcher dix minutes sur la rue Ste Catherine. Presque toujours, au cours de ce bref trajet,  je rencontre deux ou trois mendiants assis par terre ou accotés à un mur. J’ai toujours quelques pièces de monnaie dans me poche. Je pourrais donc facilement  me donner  bonne conscience, en leur faisant tomber dans le gobelet des 25 sous. Mais je me dis toujours que je ne peux pas encourager  la mendicité, que je ne peux pas donner à tous ceux qui quêtent  sur la rue ....  Que, d’ailleurs, ça ne sert à rien, puisque, avec l’argent ramassé, ils iront  probablement s’acheter de la bière et que ça ne résoudra pas leurs problèmes…. Donc, généralement, je ne donne rien…  je file, en faisant semblant de ne pas les voir. Mais chaque fois ce semblant d’indifférence et d’insensibilité me donne du remord.
Le mois dernier,  autre rendez-vous chez  le dentiste. Même trajet, même scenario. Je me suis dit : je n'ai pas le droit d’être indifférent. Cette fois-ci je vais m’arrêter et je vais jaser quelques minutes avec celui à la barbe frisée qui quête devant la libraire Chapters. Et c’est ainsi, qu’avec un sourire et une certaine gêne, je l’ai abordé, en lui disant que je n’avais pas d’argent à lui donner, mais que j’aurais  aimé connaître quelque chose de sa vie. Après un moment de surprise et d’étonnement de sa part, en un français parfait qui laissait  deviner un homme instruit et cultivé, en cinq  minutes et demi, il m’a fait le résumé de sa vie. Et pendant ces cinq minutes je l’ai écouté. Je l’ai écouté avec toute mon attention, toute  ma concentration, mais surtout avec tout mon cœur et ma sympathie. Il m’a touché l’âme, il m’a enrichi de lui. Quand nous nous sommes laissés, il avait les yeux pétillants, un grand sourire sur  le visage et tous les deux nous avions les larmes aux yeux. Avant de partir, en me serrant fort  la main, il m’a dit «Monsieur, vous m’avez fait un très beau cadeau!». Je ne lui avais rien donné! C’est lui qui m’avait tout donné!


BM

jeudi 6 septembre 2012

LOCATION DE LOCAUX

LOCATION DE LOCAUX ET NORMES À SUIVRE


Il est possible de louer,  pour des circonstances particulières, certains locaux de la paroisse. Voici lesquels :


*       Grand sous-sol - avec une capacité d’accommoder et d’asseoir 250 personnes

*      Grande salle (mezzanine) avec capacité d’accommoder et d’asseoir 50-60 personnes

*      Grande cuisine, avec cuisinière commerciale à gaz (six brûleurs), cuisinière électrique, four micro-onde, réfrigérateur - congélateur.



Ces locaux sont loués seulement pour être utilisés durant la journée et pas plus tard que 23 heures.

Les locaux sont loués à l’heure.  

La location comporte toujours une entente écrite et signée.

Les coûts de la location sont déterminés en fonction de la durée, du nombre de personnes et des services  demandés.

Pour les démarches de location,  il faut contacter  le curé (514 484 2168).



NORMES ET CONDITIONS POUR LA LOCATION DU SOUS-SOL


1-       Toute location du sous-sol de l’église doit être faite après entente préalable avec la Direction de la  Paroisse (le curé ou autre personne mandatée).

2-       Le Groupe ou l’Organisation qui utilisent la salle louée doivent agir sous la supervision de celui ou celle qui a fait la demande de location. La dite personne doit veiller à ce que les conditions de location soient respectées et elle est responsable des éventuels dommages causés aux locaux. Si la personne qui a fait la demande de location n’est pas la personne responsable, les coordonnées de cette dernière doivent être communiquées à la Direction de la Paroisse avant la date location.

3-       Les coûts des dommages causés aux locaux et de tout nettoyage imprévu et extraordinaire, seront remboursés par le locataire de la salle (le travail du concierge-surveillant est établi à 35$/heure).

4-       La salle devra être laissée dans le même état dans lequel elle a été trouvée. Le locataire apportera les sacs à ordure dans lesquels il ramassera et enfermera les déchets avant de quitter la salle. 

5-       Les tables et les chaises resteront sur le plancher. Le locataire sera le dernier à quitter les lieux.

6-       La salle doit être vidée à l’heure établie dans l’entente. Tout délais d’une demie heure et plus sera chargé au tarif horaire convenu.

7-       Seulement la salle louée doit être utilisée.

8-       L’utilisation de la cuisine ou de la mezzanine fait l’objet d’une entente séparée.

9-       La consommation d’alcool est interdite dans les locaux (sauf autorisation spéciale), ainsi que l’usage de tabac ou d’autres drogues.

10-    Il est absolument interdit de clouer ou de coller quoi que ce soit sur les murs.

11-    Des frais supplémentaires de 150$ seront exigés si l’alarme de feu est déclenchée par mégarde et sans nécessité.

12-    La Paroisse n’est pas responsable des accidents corporels, des vols et des dommages causés aux biens des personnes présentes.


TARIFS POUR LA LOCATION (2013)


GRANDE SALLE                                                                             75.00 $/heure

GRANDE SALLE ET MEZZANINE                                              95.00$/heure 

MEZZANINE                                                                                    50.00 $/heure

MEZZANINE ET CUISINE                                                             60.00 $/heure 

GRANDE SALLE+ MEZZANINE+CUISINE                              100.00$/heure






mercredi 5 septembre 2012

Lettre aux parents qui ont fait baptiser ici leurs enfants


Cher  papa et chère maman,

je suis le curé de la paroisse de Sainte Catherine de Sienne et j’ai baptisé votre enfant. Depuis cet événement, je n’ai pas eu souvent l’occasion de vous rencontrer, ainsi que de revoir votre enfant qui doit avoir maintenant considérablement grandi.

J’aimerais beaucoup  vous rencontrer à nouveau avec votre enfant, dans cette église qui l’a baptisé  et qui est donc le lieu de son (et de votre) appartenance chrétienne dans ce quartier. La communauté chrétienne se rencontre pour la célébration de l’Eucharistie chaque dimanche à onze heures (11h00). Votre présence donnerait à  votre enfant  l’occasion de découvrir et de s’éveiller au monde de Dieu et d’entrer en relation  avec sa  famille spirituelle et à vous l'occasion  de vivre et d'approfondir votre foi. Pour ceux qui le désirent, un service de garde est organisé chaque dimanche au sous-sol de l'église pour prendre en charge vos enfants et ainsi vous permettre de participer tranquillement au déroulement de la liturgie.  

Je suis conscient que souvent les contrainte du travail, ainsi que la  complexité de la vie quotidienne, ne favorisent pas toujours la constance de la pratique religieuse. Mais sachez que votre enfant  a besoin de votre exemple pour découvrir l'importance de Dieu et pour s’ouvrir ainsi sereinement à la vie.   

Cette  paroisse aussi  a  besoin de vous pour accomplir sa mission et pour continuer à être à votre service, lorsque vous et vos enfants le demanderez. Cette paroisse a besoin de vous pour fonctionner et répondre  aux exigences spirituelles des catholiques de ce quartier.

Vous savez que, si ce lieu de rencontre et de culte continue de rester ouvert et opératif, cela est dû  à la fidélité de la pratique chrétienne de ceux et celles qui le fréquentent d’une façon régulière. Ce sont ces  chrétiens  pratiquants qui  assument aussi les coûts des chrétiens qui ne pratiquent pas habituellement, mais qui utilisent cependant l’église lorsqu’ils en ont besoin, surtout à l’occasion d’événements importants dans  leur vie (Noel, Pâques,  baptême, mariages, funérailles, premières communions, confirmations, etc.).

Vous  êtes, sans doute, de ces personnes qui ont compris qu’une église paroissiale est l’affaire de tout le monde et qu’elle n’existe que grâce à la participation de tous les chrétiens, pratiquants ou pas. Vous êtes aussi de ceux qui ont compris qu’un quartier perd  non seulement son cachet mais aussi un peu de son âme lorsqu’il perd son église. Car l’église est là comme un signe qui nous rappelle autant la grandeur que le mystère de notre existence que nous ne devons pas banaliser.

En attendant la joie de vous rencontrer à nouveau , je vous assure  de ma prière  au Seigneur pour vous et vos enfants. Avec affection.



P. Bruno Mori, curé

dimanche 2 septembre 2012

L'ESPRIT DE LA LOI PERMET DE VIVRE, LA LETTRE DE LA LOI TUE

LA LOI  DE  L’ESPRIT … 


(Marc, 7, 1-23 -   22e dim.ord. B )

Pendant sa vie publique Jésus n’a fait que parler, enseigner, prêcher, annoncer une Parole qui jaillissait des profondeurs de sa personne et de  son cœur mais qui venait d’ailleurs. C’est pour cela qu’on lui a donné tout  de suite le titre de «Rabbi » , qu’il a été qualifié comme  le «Maitre»; «Rabbi- Maitre » apparaît donc dans les évangiles comme le titre le plus ancien et le plus populaire utilisé autant pas les disciples que par les adversaires pour s’adresser à Jésus.

Dans la société juive du temps de Jésus le titre de « rabbi»  désignait généralement ces catégories de personnes dont la fonction était d’enseigner la Thora, la Loi. Le «rabbi» était un spécialiste de la Loi; il en connaissait les grands commentaires et expliquait la Bible en se référant à la «tradition des anciens». Sûr de sa science, le rabbi, se posait comme l’interprète officiel de la Loi et donc de la volonté de Dieu.

Si les gens ont donné spontanément à Jésus le titre de rabbi, ce n’est pas parce que Jésus aurait fréquenté des écoles de formation biblique, ou à  cause d’un diplôme qu’il  aurait obtenu, mais à cause  de  la sagesse, de la profondeur, de la nouveauté de son enseignement et surtout à cause de l’autorité de sa parole et de l’assurance avec laquelle il transmettait son message. Il parlait plus comme un sage que comme un scribe. Son enseignement ne dérivait pas des textes de la Thora, ni ne se présentait comme un commentaire des  écritures. Jésus parlait à partir de son  expérience. Il puisait dans les profondeurs de son être; ses paroles traduisaient des intuitions nouvelles, des convictions personnelles; une nouvelle façon de se rapporter à la réalité. Il proposait une sagesse, un style de vie fondés sur la confiance et l’amour, à la différence des rabbis-scribes de son temps qui proposaient une conduite basée plutôt sur l’observance de directives, des prescriptions de la Loi mosaïque, considérée comme interprète ou manifestation  privilégié de la volonté divine. Nous savons que l’idéal religieux juif était de se garder pur de toute souillure et de mettre sa vie, en tout temps et en toutes circonstances, sous la volonté de Dieu, dont les exigences se trouvaient formulées en 650 préceptes et en des milliers de prescriptions de la tradition orale qu’un bon juif se devait d’observer pour plaire à Dieu.

Or, Jésus vient balayer tout cela. Il enseigne un art de vivre fondé sur l’amour qui dépasse et rend caduque toute loi. Les discours et la pratique de Jésus visent à inculquer et à décrire les exigences de l’amour dans la vie concrète et ordinaire des gens. Jésus ramène la volonté de Dieu non pas aux 650 préceptes des scribes, mais à un seul précepte, à un unique commandement: « Tu aimeras». Tous les rituels, sacrifices, interdits, prescriptions sont dépouillés de l’importance et de la fonction de premier plan qu’ils occupaient dans le monde religieux des rabbis-scribes. L’enseignement de Jésus démolit de fond en comble l’édifice religieux-spirituel bâti avec  tant de  minutie et d’habilité par les maitres religieux de son temps.

La sagesse de Jésus ne s’inspire pas d’une éthique particulière, ni d’un savoir d’école, encore mois d’une réflexion philosophique sur le monde et sur l’homme. Elle est une exigence du Règne de Dieu que Jésus pense être venu instaurer en ce monde. Elle est  le résultat de son expérience  intime de Dieu. Cette nouvelle sagesse selon Dieu, que Jésus est venu annoncer, est fermée aux esprits prétentieux et suffisants ; elle n’est accessible qu’aux simples, aux petits, aux humbles à ceux et celles dont le cœur est ouvert au mystère de Dieu. Aussi apparait-elle comme stupidité, utopie, folie aux yeux des gens qui se pensent être intelligents, savants évolués  et modernes.

Étant donné que toute la prédication de Jésus est basée sur la nécessité de l’amour, c’est-à-dire sur le besoin de faire apparaître à l’extérieur de nous les caractéristiques de ce Dieu d’amour qui est en nous et qui nous habite, un nouveau genre d’humanité naît de son enseignement: c’est l’homme et la femme ouverts à l’autre, aux autres; c’est l’homme et la femme qui cessent de vivre pour soi, pour devenir l’homme et la femme des autres et pour les autres. Avec Jésus et grâce à lui le régime de la liberté, de la confiance, du respect, de la compassion et de la miséricorde prend le relais sur celui de la contrainte, de l’obligation, de la loi, du chacun pour soi, de la méfiance, de l’égoïsme, de l’insensibilité, de l’indifférence, de la violence et de la peur.

Ce texte d’évangile est donc  d’une actualité extraordinaire. Il nous met en garde à ne pas tomber, nous aussi, dans le piège du formalisme rituel, du légalisme, de l’observance bigote, de l’obéissance aveugle, considérée comme une vertu ou un acte méritoire, parce qu'expression d’une soumission à des autorités religieuses ou ecclésiastiques que l’on croit prendre la place de Dieu. La valeur de ce texte d’évangile consiste à nous apprendre que ce n’est pas parce des normes, des directives, des prescriptions, des lois sont issues d’une autorité humaine qui se réclame de Dieu, qu’elles sont nécessairement valables et dignes d’être observées. Si tel état le cas, nous n’aurions ni le texte de l’évangile d’aujourd’hui, ni le texte des invectives de Jésus contre les autorités religieuses de son temps au chapitre 23 de l’évangile de Matthieu. Jésus veut que ses disciples soient des hommes et des femmes libres, éclairés, critiques, à l’écoute de l’esprit de Dieu plutôt qu’à l’écoute de l’esprit des hommes, aussi religieux soient-ils. Car seulement l’esprit de Dieu qui est en eux est capable de les diriger vers la vérité, de leur donner la  connaissance de ce qui est vraiment  bon pour le bonheur de la personne et apte à leur  faire découvrir de l’intérieur quel chemins ils doivent parcourir pour se réaliser en tant qu’humains et en tant qu’enfants de Dieu.

 C’est cela que Jésus cherchait à expliquer à Nicodème lorsqu’il lui disait que c’est l’Esprit qui  nous permet de vivre vraiment, tandis que la matérialité  (la lettre, la chair) de la loi est souvent mortifère (Jn 6,63) et que souvent la lettre de la loi doit être transgressée, afin d’assurer le bien-être et le salut de l’individu. C’est pour cela aussi que, tout au long du NT, les chrétiens sont qualifiés comme des personnes remplies d’esprit; qui ont reçu l’esprit, qui sont animées par l’esprit; qui  se laissent conduire par les œuvres et les pulsions de l’esprit et non plus par la «chair» ou par la lettre des lois humaines. L’esprit de Jésus et donc de Dieu qui est en eux  les a libéré de la soumission aveugle à la loi. L’esprit les a rendus libres. C’est  cela aussi que Paul rappelait avec insistance aux chrétiens de Rome, lorsqu’il leur écrivait ces paroles: «Maintenant, morts  à ce qui nous tenait  captifs, nous avons été affranchis de la loi, de sorte que nous servons sous le régime nouveau de l’Esprit et non plus sous le régime périmé de la lettre  (de la loi) » ( Rm7,6).

Serons-nous capables, nous les chrétiens d’aujourd’hui,  d’apprécier et de vivre selon cette liberté que l’esprit de  Dieu et de Jésus en nous nous permet de ressentir et d’expérimenter ?  


(MB – inspiré d’un livre de Richard Bergeron, Et pourquoi pas Jésus ?  Novalis, Montréal, 2009, pp 252-262)