vendredi 21 avril 2017

Risorti!



 I giorni scorsi abbiamo assistito al dramma della sofferenza e della morte dell’essere più innocente. Potremmo essere costernati e completamente disorientati davanti a questo dramma. Come lo siamo ogni qualvolta che il male sembra trionfare sul bene. Come lo siamo quando la cattiveria sembra essere più normale e più diffusa della bontà. Osservare la morte e la distruzione di ciò che è buono, di ciò che è santo, di ciò che è giusto, di ciò che è innocente, è una esperienza che tutti noi facciamo spesso con costernazione ed immensa tristezza.

Dovremmo allora disperare ? Dovremmo davvero pensare che il male avrà sempre il sopravvento sul bene? Che la morte del debole, del giusto e dell’innocente sarà sempre un fatto inevitabile ? Dovremmo credere che, in questo mondo, il male sarà sempre destinato a trionfare ?
No, ci dice la nostra fede! No, dice il messaggio di pasqua! La festa di Pasqua vuole annunciare a tutti gli uomini che soffrono, che sono sfruttati, che subiscono l’ingiustizia, la persecuzione e magari anche la morte ... che alla fine ci sarà sempre una risurrezione! Anche quando tutto sembra senza speranza, anche quanto tutte le uscite sembrano bloccate, anche quando per noi tutto sembra inevitabilmente e inesorabilmente perduto ...tutto è ancora nelle mani di Dio, e Dio ha ancora e sempre l’ultima parola.
Gesù rappresenta ognuno di noi. La festa di Pasqua ci dice che come Dio ha preso in mano il destino di Gesù, non permettendo che la vita e l’opera del Figlio svaniscano nel nulla, così egli prende in mano la vita ed il destino di ognuno di noi.
Pasqua contiene così per tutti noi che siamo spaventati, preoccupati e angosciati davanti alla forza del male nel mondo, un messaggio di speranza e un annuncio di vita. Il Dio che ha dato vita e gloria a Gesù, è lo stesso Dio che oggi dice ad ognuno di noi: ”Non aver più paura! Sei nelle mie mani ; sei sotto la mia protezione . Sono tuo  padre ed il tuo Dio. Non ti lascerò in preda alle forze del male e della morte; ti salverò sempre e dovunque. Non permetterò mai che la morte interiore ti distrugga. Non ti lascierò marcire nella tomba del tuo male; non ti abbandonerò all’oscurità e al freddo partalizzante dell’egoismo nel quale tu vorresti rinchiuderti. Se hai fede in me, ti libererò dalle tue catene; ti riporterò alla luce; farò di te una persona libera, risorta a vita nuova. Ho ridato la vita a Gesù, ridarò vita anche a te. Ho fatto trionfare Gesù, farò trionfare anche te. Ho reso felice Gesù, renderò felice anche te. Ho salvato Gesù,  salverò anche te. Ho preso con me Gesù, prenderò con me anche te “.
È per questo che a Pasqua i cristiani sono nella gioia. Nella risurrezione di Gesù essi hanno infatti la prova più evidente che, nonostante tutto quello che dovranno sopportare di male e di sofferenza, saranno un giorno anch’essi salvati e trasformati dalla potenza dell’ amore di Dio.
La rissurezione del Cristo è la prova più chiara che anche noi un giorno entreremo nella vita eterna di Dio.
La risurrezione di Cristo ci dice che la potenza e l’amore di Dio sono continuamente all’opera nel mondo, ed è per questo che noi dobbiamo essere contenti.

Buona Pasqua !



BM

jeudi 6 avril 2017

Résurrection de Lazare - Jn 11,1-45


(5e dim. Carême, B)


Pour comprendre le sens du récit de la résurrection de Lazare, nous devons nous arrêter à la première lecture tirée du prophète Ezékiel. Le prophète voit une immense étendue d'ossements desséchés et il réalise qu'ils représentent le sentiment des gens qui sont autour de lui. Les gens disent: « Nous sommes sans espoir, la vie n’a pas de sens, qu’est ce que nous faisons en ce monde… en cet exile…? Vaut-il la peine de vivre en ces conditions… quoi que nous fassions, nous sommes destinés à la souffrance, au vieillissement et à la mort… quoi que nous fassions nous sommes perdus… nous sommes déjà renfermés dans un tombeau". Et pourtant à ces gens Dieu a fait une promesse : «Voici, j'ouvrirai vos tombeaux et vous ferai sortir de vos tombes ... Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez ». Ici encore il ne s’agit pas d’une résurrection physique, mais d’une résurrection des cœurs à l'espérance, à une nouvelle forme de vie. De tout cela nous en déduisons une chose que tous nous avons expérimentée dans notre vie: que l’on peut être mort même avant de mourir; qu’il y des morts qui surviennent en nous de notre vivant…que nous pouvons mourir au-dedans, tout en continuant à vivre dans notre corps et  que nous pouvons bien qualifier comme la mort du cœur.

            Il y a évidemment des morts qui surviennent en nous indépendamment de notre volonté, par les circonstances et le déroulement normal de notre existence qui nous conduit nécessairement et continuellement d’une mort à une autre : je meurs à la candeur de mon enfance, je meurs aux feux de mon adolescence, à l’attrait de mes jeunes années, aux charmes et aux séductions de la beauté, aux prestations de ma force physique, je meurs à ma santé; je meurs à mes sentiments que je croyais éternels , à mes amitiés, à mes amours qui changent, qui tombent , qui s’éloignent, qui disparaissent…Je meurs aussi à mes idées, à mes convictions… Au point que, finalement, je m’interroge : « Qu’est-ce qu’il y a , qu’est-ce qui reste pour me faire vivre? Y a- t-il encore de la vie ? Est-ce qu’il existe vraiment une plénitude de vie, comme cherche à me le faire croire le discours religieux ?».

Mais il y a une mort du cœur.

Cette mort du cœur est typique des déprimés, des éprouvés et des brisés de la vie ; des vies qui paraissent sans issues ; qui ne paraissent plus dignes d’être prolongées, transformées en gâchis à cause des difficultés, du refus, de l’incompréhension, du manque d’empathie, d’accueil, d’amour et qui arrivent à être perçues comme pires que la mort. C’est cela que ressentent tous ces jeunes qui se suicident.

La mort du cœur affecte aussi les désabusés et des blasés de la vie, qui réduisent tout à la satisfaction de leurs appétits, à « tout et tout de suite ». Il y a en effet des vies qui ne sont jamais vraiment vécues, parce qu’elles ne sont jamais données, mais consommées dans un repliement égoïste sur soi-même, renfermées dans un tombeau. Des vies où les élans et les aspirations de l’esprit sont totalement absentes et inconnues ; des vies vécues au ras du sol, sans aucune transcendance ; des existences où la banalité et la matérialité de la routine quotidienne ont pris le dessus et se sont  transformées en forme et style de vie, souvent détériorée encore plus par les tares, les défauts, les vices, les dépendances, les égoïsmes de la personne. Des existences passées à végéter, à satisfaire les besoins primaires du manger, du boire, avoir du fun, avoir du sexe, faire de l’argent…Vies qui n’ont jamais connu la chaleur de l’affection et de la tendresse (délinquants, criminels), du don de soi, de l’abnégation. Des vies où l’amour s’est étiolé ou est éteint.

Qui peut nous donner cette résurrection du cœur ? Pour certains maux, nous savons qu'il n'y a pas de remède humain possible.  L’évangile veut sans doute dire à ceux qui expérimentent une mort, ou qui ont perdu toute raison de se sentir vivants, qu’ils ont besoin d '«envoyer chercher Jésus," comme l'ont fait les sœurs de Lazare.

La foi en Jésus permet de sortir du tombeau où nous enferment nos morts, parce qu’elle fait rouler la pierre du tombeau et nous ouvre au monde des vivants, c’est-à-dire, nous ouvre sur le monde de Dieu et de nos frères. Comme Jésus. Toute l’existence de Jésus a été vécue sur le mode du renoncement à soi et du don de soi ; sous le signe du double amour de Dieu et des humains. Et ainsi il nous a révélé que le sens ultime de la vie est de servir et de donner sa vie pour les autres.

 Et c’est ici que tout se retourne ! Car, à perdre ainsi sa vie, on la reçoit « au centuple ». Elle est redonnée en «vie éternelle ». Dans la perspective chrétienne nous croyons que celui qui a vécu sa mort ou ses morts dans une telle attitude, ne reste pas prisonnier de son tombeau: il en sort vivant, plus vivant, vainqueur, ressuscité.

Jésus avait mis le sens de sa vie entre les mains de Dieu et dans l’amour de ses frères. Et nous, ses disciples, nous comprenons alors que c’est ailleurs qu’en nous-mêmes, que notre vie véritable doit être cherchée et trouvée. Elle n’a pas de « raison » en elle-même, mais seulement si elle est donnée. Elle ne s’appartient pas à elle-même, elle ne peut être vraiment vivante qu’à la condition de se recevoir incessamment de sa Source et de se répandre au service de ses semblables.

Ainsi, la foi en Jésus invite-t-elle à croire que celui qui croit comme Jésus, rend sa vie vraiment vivante, la fait passer de l’ordre de la quantité destinée à la décrépitude et à la mort, à l’ordre d’une qualité qui produit une existence vraiment réussie et qui porte en elle la promesse et l’espérance d’une vie éternelle.


BM

Lazzaro, vieni fuori! - Gv.11,1-45


Betania. Ci si arriva uscendo dalla vecchia Gerusalemme, attraverso i polverosi sentieri che solcano i poderi coltivati ad ulivo del Monte degli Ulivi. Tre chilometri appena, per incontrare Lazzaro, Marta e Maria. Per chi ama Gesù, Betania è un nome fortemente evocativo.

A Betania, dai suoi tre amici, Gesù si rifugiava spesso quando si sentiva stanco  e scoraggiato per rifarsi  fisicamente e interiormente; per  trovare un angolo di pace e di serenità;  per trovare un po’d’affetto e di calore. Che mistero, questo luogo! Ci fa scoprire e toccare da vicino la ricca  umanità di Gesù che ama l'amicizia, che resta lunghe ore, dopo cena, a parlare con i tre fratelli. Gesù si manifesta qui qui in tutta la sua dimensione umana! Com’è  piace questo aspetto di Gesù che ha bisogno di parlare dei suoi stati d’animo, della sua missione, del suo cammino, delle resistenze che incontra, dei sui problemi. É così umano ! É cosi vicino a noi !

E proprio su questio nido di pace si abbatte la tragedia, creando una pagina all'apparenza drammatica, eppure soffusa di una fede che tiene il fiato sospeso; una pagina che ci svela un altro aspetto del volto di Dio. Lazzaro muore.  Il trambusto è grande, c'è molta gente perchè  i nostri amici sono conosciuti e stimati. Sapendo che finalmente arriva il Maestro, Marta prima e poi Maria, escono di casa e gli vanno incontro. Lazzaro è morto e Gesù era lontano!

Non succede così anche a noi, a volte? Siamo nella sofferenza più cupa, e Gesù è lontano. Eppure le sorelle non disperano, sono piene di fiducia  E qui l'inaudito accade. Gesù prima si commuove, poi scoppia in lacrime. Piange. Questo pianto di Gesù ci tocca il cuore e ci sorprende nel medesimo tempo; frantuma i pregiudizi, ci rivela  qualcosa di sorprendente sul conto di Dio. Per l’evangelista Giovanni infatti, Gesù è la  presenza di Dio , la rivelazione di Dio in mezzo agli uomini. Mostrando Gesù che piange, è come se ci presentasse Dio che piange davanti al nostro dolore. Qui siamo ben lontani da quell’ immagine di Dio avanzata in passato da una certa spiritualità cristiana in cui Dio era presentato come un essere che si compiace  nella sofferenza  umana; un Dio  che ha stabilito che gli uomini guadagnino la loro salvezza attraverso il dolore e la sofferenza.

Cerchiamo di ricordare quando soffriamo, quando siamo divorati dall’inquietudine e dall'angoscia,  ricordiamoci che Dio piange con noi. Ricordiamoci che Dio non sopporta di vederci soffrire. Potremmo anche noi obiettare, come i presuntuosi farisei: "Non poteva evitare che morisse?". No, Non è compito di Dio sopprimere il dolore e la morte. Preferisco un Dio che piange con me, ad un Dio che risolve i miei problemi. Dio piange perché ci ama, ed è ciò che conta; ed è ciò che ci deve confortare. Questa certezza del suo amore per me, è il regalo più prezioso che egli mi possa fare, perchè mi aiuta a passare attraverso le avversità, prove il dolore e la morte con il sorriso sulle labbra e la pace nel cuore.



Infine quell'urlo, quel comando, quella profezia: "Lazzaro, vieni fuori!". Lazzaro rappresenta noi, siamo tutti noi. Ad ognuni di noi il Signore grida:“Vieni fuori dalla tua tomba, dalle tue tenebre. Vieni fuori da tutto ciò che di freddo e di buio abita in te. Vieni fuori dalle tue piccole sicurezze, dalle tue meschinerie; vieni fuori dai tuoi pregiudizi, dai tuoi modi di pensare terra a terra.”. Sì ! Veniamo fuori dalla tomba del nostro egoismo; non chiudiamoci in noi stessi; apriamoci a Dio e ai nostri fratelli. Non accettiamo di vivere come dei sepolti vivi. Veniamo fuori dalla nostra oscurità, andiamo verso la luce ... là fuori... dove  possiamo incontrare i nostri fratelli da aiutare ,da amare, da infiammare con l’ardore dello spirito di Dio che brucia dentro di noi e che ci fa vivere come delle creature nuove.

Lasciamoci allora raggiungere da Colui che è la presenza di Dio nel mondo; apriamoci, lasciamoci trasformare; lasciamo che lui ci infonda una nuova vita! Abbiamo il coraggio anche noi, come Marta e Maria, di credere che egli è la risurrezione e la vita.

La Pasqua è ormai alle porte: che la presenza del Signore anche quest'anno, ci aiuti a rinascere ad una vita sempre più nuova  e a sperimentare anche noi una certa risurrezione (interiore).




BM