mardi 30 mai 2017

CHANGER NOTRE REGARD

Réflexions pour la fête de l’Ascension

(Act.1,1-11 – Mt. 28,16-20) 

Le récit de l’ascension au ciel de Jésus est une construction des évangélistes qui, comme ils ont entouré sa naissance d’événements célestes extraordinaires, ont voulu ainsi offrir une conclusion glorieuse à la vie de ce grand personnage qui fut pour eux le Prophète de Nazareth, en décrivant une apothéose finale, par le recours au mythe de l’ascension au ciel, qui constituait une formule de glorification et d’exaltation assez courante dans la littérature ancienne.

Les récits d’apparitions du Ressuscité cherchent aussi à décrire des expériences spirituelles survenues chez certains disciples après la mort du Maître. Ces récits ont donc un caractère catéchétique. Ils veulent instruire les chrétiens sur la permanence de l’Esprit de Jésus dans la vie des disciples; sur la continuation de son œuvre et donc sur la prolongation de la réalité spirituelle de sa présence, au-delà de limites de sa mort physique. Ils cherchent donc à présenter aux chrétiens un Jésus toujours bien vivant qui est devenu maintenant l’inspirateur, le souffle, l’âme, la lumière, le guide, le chemin de ceux et celles qui se sont attachés à lui. Jésus continue de vivre non seulement en Dieu, mais il vit aussi en chaque disciple à travers l’Esprit qu’il leur a laissé et qui désormais inspire et anime toute leur existence.

Le récit de l’Ascension du Seigneur se situe dans la ligne de cette catéchèse. Nous ne devons donc pas nous arrêter aux détails cocasses et fantastiques du récit, mais découvrir le message que le texte veut communiquer.

Quel est ce message? Celui de l’ange aux disciples témoins de l’ascension du Seigneur : «Ne restez pas là les yeux levés à contempler le ciel… Il n’y a rien à regarder là-haut qui puisse vous intéresser! Allez, bougez, partez, engagez-vous, annoncez, enseignez, témoignez, baptisez. Car le seul lieu où se joue le destin de l’homme, n’est pas le ciel, mais la terre. Le seul lieu où l’on peut trouver Dieu, ce n’est pas là-haut, mais ici-bas et dans le cœur de chaque personne. C’est l’homme et non pas le ciel, le lieu privilégié de la présence de Dieu dans notre monde. Ce n’est plus Dieu, mais l’homme ce qui doit désormais constituer le but de vos engagements et l’objet de vos préoccupations humaines et le centre de votre amour. Maintenant, pour trouver Dieu, il faut trouver l’homme. Pour aimer Dieu, il faut aimer l’homme. Il est désormais nécessaire de renverser la direction de vos regards: on ne voit Dieu qu’en regardant l’homme. On n’atteint Dieu, qu’en atteignant l’homme. On ne touche au mystère de Dieu, qu’en touchant au mystère de l’homme, c’est-à-dire en l’aidant à découvrir et à vivre le mystère de son identification avec le Dieu qui l’habite. Il faut désormais poser sur le monde un regard différent. Il faut le regarder avec le regard de Jésus, ce qui veut dire avec un regard  plein d’amour ».

C’est ce revirement de notre regard et de nos préoccupations ce qui constitue le message fondamental de l’Ascension.

Le Maître, s’il est parti, nous a cependant laissé son regard et son esprit. Ce regard nous aide à donner du sens à la réalité qui nous entoure et nous empêche de sombrer dans l’angoisse existentielle, le découragement et la désespérance qui caractérisent souvent la vie et surtout la pensée de ceux qui n’ont pas la foi, lorsqu’ils sont confrontés aux drames, aux revers et aux malheurs de l’existence. Aujourd’hui nous sommes tous portés à jeter un regard désabusé, pessimiste, souvent défaitiste sur notre monde, échaudés comme nous le sommes par la complexité, la gravité et l’apparente insolubilité des problèmes dont souffre notre société.

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais aujourd’hui il y a de plus en plus de gens convaincus que nous sommes en train d’entrer dans une ère récessive et particulièrement obscure et inquiétante de notre histoire; que toutes les perspectives de bonheur et que tous les rêves de progrès et de bien être universel espérés après la fin de la guerre froide (1987), la chute du communisme (1991), l’arrivée des libertés démocratiques et du capitalisme libéral, sont en train de s’effondrer. On se rend de plus en plus compte que l’avidité et la bêtise humaine sont non seulement en train d’arrêter la marche évolutive de l’humanité, mais qu’elles sont en train de mettre en place les conditions létales et les explosifs qui peuvent faire sauter notre planète et conduire la race humaine à son extinction.

On a l'impression que, globalement, la qualité humaine de nos vies n’avance plus, mais recule, qu'on ne va pas vers un mieux-être, mais vers un pire-être. Dans un livre paru récemment (Le retour de l’Histoire, Éd. Boréal, 2017) au Québec, Jennifer Welsh, une canadienne, ex conseillère spéciale des Nations Unies, spécialiste en questions sociales et politiques, fait une analyse de la situation actuelle du monde. Dans son ouvrage, elle fait remarquer la réapparition de phénomènes que l’on croyait disparus depuis longtemps: génocides, famines imposées (par les conflits, les déplacements de populations), invasions, migrations massives, rivalités tribales et géopolitique. Elle arrive à la conclusion que notre société moderne est globalement en train de subir un retour en arrière sur quatre fronts principaux qu’elle identifie de la façon suivante: retour de la barbarie (en Syrie et Irak); retour de la guerre froide; retour de migrations de masse; retour des inégalités (en ce qui a trait à la richesse et aux inégalités des revenus dans nos démocraties libérales).

Ce n’est donc pas étonnant qu’aujourd’hui les gens sombrent si facilement, d’un côté, dans la déception, le découragement, la résignation, le fatalisme, et, de l’autre dans la critique amère, haineuse, l’agressivité et la violence. 

Pour nous, les chrétiens, l’annonce évangélique est là pour nous faire réaliser que sans une ouverture du cœur et de l’esprit sur une dimension plus sacrée, plus spirituelle, plus intime et plus positive de la réalité et sans une prise de conscience, et une intégration des Forces divines et donc amoureuses qui la traversent, les humains ne peuvent aller que vers leur déshumanisation et leur perte.

Le message de l’évangile nous dit que sans la foi en un Amour Fondamental et Originel qui nous porte et qui constitue le sens de notre existence, les rapports humains ne peuvent se déployer qu’à l’enseigne de l’agressivité, de l’exploitation, de la compétition farouche dans un monde fermé sur lui-même et donc sans souffle, sans horizons, sans perspectives.

Seulement si nous avons un regard transfiguré par cette foi qui nous vient de notre adhésion à Jésus, nous devenons capables d’apprivoiser la réalité, ainsi que de la rendre transparente à la présence de l’Esprit.

Seulement avec le regard de Jésus posé sur elle, la réalité devient icône, signe, parole d’une Réalité plus grande, manifestation de la présence divine qui la travaille de l’intérieur.

Nous devenons capables de comprendre que rien n’est absurde ; mais que tout a un sens, que le silence possède une Parole et que l’obscurité est traversée par une lumière. La foi en cette présence divine de l’amour dans notre monde, est le seul moyen que nous avons pour échapper à la désespérance et pour nous convaincre que nous n’avons pas le droit de baisser les bras, mais que, tous ensemble, nous avons toujours la possibilité de contrer les forces de l’égoïsme et du mal et de bâtir un monde plus juste, plus fraternel et plus humain.

L'ascension rappelle donc aux chrétiens que si Jésus vit désormais dans la vie de Dieu, c’est parce qu’il il ne l’a jamais vraiment quittée. En effet, en vivant toute sa vie dans l’amour, il a toujours vécu en Dieu. Les chrétiens doivent donc savoir, que s’ils vivent eux-aussi dans l’amour, ils vivent en Dieu et deviennent bâtisseurs de relations d’amour. Alors la confiance en les capacités humaines de l’amour comme force innovatrice et transformatrice du monde et de la société humaine devient possible. C’est une confiance qu'il faut maintenir vivante, même dans l'imprévisible, dans les moments et les circonstances les plus difficiles de l’existence. Cette confiance nous vient de la conviction que les forces de l’amour qui ont créé et qui soutiennent l’Univers et qui ont soutenu et maintenu en Vie Jésus, même au-delà de la catastrophe de sa mort, continueront à être plus puissantes que les forces destructrices de l’égoïsme, de l’avidité, de la stupidité et de méchanceté humaine.

 Ce récit symbolique de l’ascension qui introduit Jésus, l’homme moulé par l’Esprit de l’Amour, dans les hauteurs profondes de notre Univers, n’est rien d’autre qu’une parabole qui cherche à faire comprendre que la flamme de l’amour brille toujours dans les profondeurs de notre monde, même au cœur de nos nuits les plus noires et de nous gouffres les plus profonds. Elle ne demande qu'à nous éclairer.




BM

lundi 22 mai 2017

Feuillet paroissial 21 mai 2017

Attività parrocchiali     -       Activités paroissiales
1. Il contributo della  decima  è importante per il buon andamento della vostra parrocchia.Siate generosi!

1. Votre  Dîme  est importante pour la bonne santé de la paroisse. Soyez généreux!


«Non vi lascerò orfani: verrò da voi...»

L’uomo vive d’amore dal suo primo respiro fino all’ultimo. Amato, si sente protetto ed accettato. Amando, sente di appartenere e trova un senso ad offrirsi. Poiché l’amore non può restare chiuso nel suo cuore; esso pervade il quotidiano. L’amore che si porta all’uomo spinge ad impegnarsi. L’amore che si porta a Dio si manifesta nella considerazione che si ha dei suoi comandamenti. Si manifesta anche nella giustizia, nel rispetto della vita, nell’azione per la riconciliazione dei popoli e per la pace. Le conseguenze dell’amore che si porta a Dio possono prendere l’aspetto di un lavoro, perfino di una lotta.
Lavoro e lotta sembrano spesso esigere troppo dall’uomo e superare le sue forze. Egli vede le sue debolezze ed ha voglia di rinunciare, ma quando lavoro e lotta sono le conseguenze dell’amore, conferiscono all’esistenza un respiro profondo, mettono la vita in un contesto più vasto e la rendono importante tanto sulla terra quanto in cielo.

Cose apparentemente infime acquistano un significato quando sono il risultato dell’amore per Dio. Ogni buona azione, anche quella che facciamo senza pensare a Dio, è in relazione all’amore che gli portiamo.
Ogni atto di amore, anche quando sembra minimo - come quando si porge un bicchiere d’acqua a qualcuno che ha sete - assume un significato per l’eternità.
Noi ci chiediamo spesso: che cosa rimarrà del nostro mondo?
È vero che crediamo di poter vivere e risuscitare grazie all’amore di Dio, con tutto ciò che è esistito grazie a questo amore che non si è accontentato di restare sentimento: contatti, relazioni, avvenimenti, cose. Quando risusciteremo, tutto un mondo risusciterà con noi, un mondo fatto di amore responsabile. Sarà magnifico: una “terra nuova”, che abbiamo il diritto di chiamare anche un “cielo nuovo”.  ( Lachiesa.it)


Ma prière à 20 ans:
« Seigneur, donne-moi la force de changer le monde »
Ma prière à 40 ans:
« Seigneur, donne-moi la grâce de changer tous ceux qui viennent en contact avec moi: mes compagnons de travail, ma famille, mes amis »
Ma prière à 60 ans:
« Seigneur, donne-moi le courage de me changer moi-même »

« Si j’avais fait cette dernière prière dès le début, je n’aurais pas gaspillé ma vie… » Telle était la réflexion d’un homme parvenu à sa retraite.
Militant social engagé dans des causes brûlantes, il avait lutté tant de fois pour essayer de changer les structures, les politiques, les gouvernements.
Certes il avait récolté parfois des résultats intéressants, mais au prix de combien d’incompréhensions, d’affrontements, de coups bas et de déceptions.
Ayant investi tant d’heures à s’arracher les cheveux dans des guerres échevelées, il se retrouvait maintenant le crâne dégarni, mais la tête combien remplie d’expériences et de sagesses…
Le passage nécessaire de l’autre à soi-même n’est pas chose facile et demande une dose importante d’humilité et de lucidité :
« Vous pourriez faire don de tous vos biens aux pauvres et donner votre corps à brûler et pourtant, n’avoir aucun amour.
Gardez vos biens et laissez tomber le « moi ».
Ne faites pas brûler le corps: faites brûler l’égo.
L’amour suivra automatiquement » 

(Bernard St-Onge / Railleries)

  



lundi 15 mai 2017

Feuillet paroissial 14 mai 2017

Attività parrocchiali     -       Activités paroissiales
1. Il contributo della  decima  è importante per il buon andamento della vostra parrocchia.Siate generosi!

1. Votre  Dîme  est importante pour la bonne santé de la paroisse. Soyez généreux!


 Io sono la via, la verità e la vita
Disse Gesù: "Io sono la via, la verità e la vita. Nessuno viene al Padre se non per mezzo di me. Se conoscete me, conoscerete anche il Padre: fin da ora lo conoscete e lo avete veduto"." Nessuna strada, nessun rito, nessuna offerta per arrivare a Dio. Per arrivare a Dio la strada è Gesù. Conosci Gesù e saprai chi è Dio. Credo che dovremmo conoscere molto di più e molto meglio chi era e cos'ha fatto Gesù perché a volte la nostra fede non si basa sul vangelo reale ma su idee religiose che abbiamo ereditato. E quando poi si legge, si studia e si medita il vangelo le persone dicono: "Ma noi non abbiamo mai sentito questo!". "D'accordo, ma lo avete mai letto?".Qui Gesù annuncia tre dimensioni in relazione fra loro: Lui è la Via per la Verità, Verità che dà la Vita.
E quando conosci Gesù tu sai che lui è la Via per il Padre. Gesù non è da contemplare come le immaginette e santini che abbiamo, ma è una strada di Verità da percorrere. Chi ha la verità condanna chi non ce l'ha ("noi abbiamo la verità"). Ma Gesù non ha la verità, è la verità. Se tu hai una mela decidi cosa farne, se mangiarla o no: la possiedi. Se tu hai un violino, decidi se suonarlo o se farne legna per il tuo caminetto. Ma se tu sei una mela, allora tu vuoi vivere il tuo essere. Se tu sei un violino, vuoi essere suonato per poter essere la tua essenza.
Gesù è la Verità: più lo conosci e più vedrai la verità, ma è una strada senza fine. Non ha un traguardo ma ti porta a livelli sempre maggiori di verità e di profondità.  E la Via della Verità è la Vita: la vita vera è data dal fare verità su di te, su Gesù e sulla realtà. Vita, in greco, si può dire con il termine bios=vita fisica, che inizia (parabola ascendente) e finisce (parabola discendente) oppure, come qui con zoè=vita interiore che non finisce mai. La strada della Verità porta, allora, ad una vita interiore sempre più grande.
Poi Gesù dice: "Fin da ora lo conoscete e lo avete veduto" e parla al presente. Ma dove? Nella lavanda dei piedi: Gesù, che è manifestazione di Dio, è amore che si fa servizio. Allora più autentica è l'adesione a Dio e più la propria vita diventa servizio per gli altri. ( Marco Pedron )

Comment Dieu se donne un visage humain
Par nous-mêmes, que pouvons-nous savoir de Dieu? Même à certains égards, nous avons déformé le visage de Dieu. On lui a mis des traits de méchanceté, d’insouciance, ou d’absence. C’est Jésus qui nous l’a fait connaître. Dieu s’est donné un visage humain. Nous savons que Dieu est miséricordieux, parce que Jésus a fait miséricorde. Nous savons que Dieu exauce nos prières, parce que Jésus a exaucé les demandes de guérisons, les demandes de secours, les demandes de biens matériels même. Nous savons que Dieu s’occupe de nous parce que nous avons vu Jésus se porter au-devant, prévenir les peines. Nous savons que Dieu donne la vie, parce que nous avons vu Jésus redonner la vie et ressusciter des morts. Nous sommes sûrs de ressusciter un jour, parce qu’il est ressuscité lui-même et qu’il a promis la même chose pour nous. Nous savons que Dieu nous aime parce que Jésus a aimé comme nul n’a aimé. Oui, ce que nous savons de Dieu, c’est Jésus qui nous l’a fait connaître.  (Louis Fecteau, prêtre)



TANTI AUGURI A TUTTE LE  MAMME !!!

NOS MEILLERUS VOEUX À TOUTES LES MAMANS  !!!

lundi 8 mai 2017

La divinisation de l’homme par son humanisation


(Jn 10,1-10 - 4e dimanche de Pâques, A)

Depuis la nuit des temps, les hommes ont cherché à comprendre le mystère de leur existence et de celle de l’Univers. Pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien? D’où vient le monde tel que nous le connaissons? D’où venons-nous? Pourquoi sommes-nous là?

Pour trouver une réponse à ces questions, chaque culture, chaque civilisation, chaque peuple, chaque religion ont élaboré leurs propres histoires et créé leurs propres mythes. Presque tous ces mythes attribuent l’origine du monde et de la vie à une Puissance préexistante et extérieure à notre monde, imaginée comme une Entité personnelle et aimante qui, ne voulant pas être seule à posséder l’existence et la vie, a voulu les partager avec d’autres créatures. Ainsi, sortant de son abyssale solitude, elle s’est déversée hors d’elle-même, en fécondant le vide originel de sa mystérieuse présence et en faisant retentir partout l’extraordinaire mélodie de sa grandeur et de sa beauté. C’est ainsi que, selon les mythes, Dieu a créé le ciel et la terre. Les récits mythiques racontent aussi comment Dieu a mis un soin particulier dans la création de l’homme ; comment, après l’avoir moulé avec la boue de la terre, il lui insuffla son Esprit, pour en faire une créature spéciale, capable d’aimer et portant donc en elle les traits de la ressemblance avec Dieu.

Les mythes anciens ont donc exprimé, à leur façon, une intuition présente sans doute, depuis toujours, dans les structures originelles et les archétypes de la pensée humaine: une sensation qui fait pressentir que les profondeurs de l’homme, là où se trouve sa nature la plus authentique, là où s’ouvrent les «cavernes» et la «source» de son être, là où jaillit sa conscience et où s’est allumée sa capacité d’aimer, sont éclairées à la lumière de Dieu et animées par l’action de son esprit.

Cette même intuition nous l’exprimons maintenant, nous aussi au XXIe siècle, non plus à travers les récits fantastiques des mythes, mais à travers le langage plus précis, plus réaliste et plus assuré des sciences et des découvertes modernes (anthropologie, ethnologie, physique quantique, astrophysique…). La seule différence consiste dans le fait que maintenant Dieu est perçu non plus comme une Entité anthropomorphique, personnelle et surnaturelle, existant en dehors, au-dessus et au-delà du monde matériel duquel elle reste distincte et séparée, mais comme étant l’intérieur même de l’Univers qui en est sa manifestation ; comme étant l’âme et l’esprit de tout ce qui existe ; comme Énergie amoureuse qui, de l’intérieur de la réalité, se manifeste et s’explicite en créant continuellement du nouveau et en faisant évoluer la création vers des formes toujours plus complexe et plus accomplies d’être, jusqu’au surgissement de la vie, de la conscience et de l‘amour dans le cœur de l’homme.

Jésus de Nazareth fut le premier à comprendre et à proclamer que ce que nous appelons Dieu, n’est autre chose qu’une Énergie amoureuse qui cherche à se communiquer et qui trouve dans l’être humain le lieu privilégié de sa présence et de son action dans le monde. La découverte que Dieu est particulièrement présent et agissant dans le cœur de l’homme bouleversera la vie du prophète de Nazareth. Sa conscience et sa conviction d’être, en tant qu’homme, le porteur spécial de la présence de Dieu et de son Esprit d’amour dans le monde, déterminera l’orientation de son existence et le contenu de ses actions. Il se sentira appelé à annoncer à tous cette « bonne nouvelle » ; à conscientiser les gens de leur importance et de leur valeur à cause du trésor qu’ils possèdent et qu’ils doivent partager et à rêver d’un monde et d’une société humaine animés et guidés exclusivement par les forces de l’Amour.

Jésus avait compris que si l’homme est le lieu de la présence de l’amour de Dieu dans le monde, alors il est fait uniquement pour aimer. Et que si, par malheur, il ne réussit pas à aimer, alors il déchoit de sa nature la plus vraie et de la tâche la plus essentielle de sa vie. Il rate le but de son existence et il se condamne à une vie qui n’a plus de sens.

Mais par contre, s‘il réussit à fonder sa vie sur l’amour, alors il se transforme en être de lumière et il sublime son humanité, en élevant le monde. En effet, plus il aime, plus il est ce qu’il doit être. Plus il aime, plus il s’humanise. En même temps, plus il aime, plus il vit de Dieu et plus il incarne les attitudes de Dieu qui est amour. Plus il aime, plus il ressemble donc à Dieu. Par conséquent, plus l’homme aime, plus il se divinise. De sorte que, finalement, on peut affirmer que nous, les humains, ne nous humanisons qu’en aimant ; et ne nous divinisons qu’en nous humanisant.

On comprend alors pourquoi Jésus a toujours été considéré par la tradition chrétienne comme un homme et comme un dieu. En effet, étant donné qu’il a vécu toute sa vie dans l’intimité avec Dieu et sous la mouvance de son Esprit d’amour, il n’a eu d’autres désirs ni d’autres joies que d’être ce «fils d’homme» qui consacre son existence à faire connaître l’amour et à le répandre à pleines mains autour de lui pour en faire bénéficier le plus grand nombre possible.  Il a donc été un chef d’œuvre d’humanité,  «un amour d’homme», une personne humaine «adorable», un homme vraiment «divin», qui a constamment trempé sa vie d’homme dans l’Esprit de Dieu et qui, à cause de cela et grâce à  cela, a pu réaliser un extraordinaire qualité d’humanité. Il a vraiment été un «homme-dieu» !

Pour Jésus donc, Dieu est essentiellement Amour qui se donne et qui, en se donnant, produit plénitude d’être et de vie. C’est pour cela que la meilleure image qu’il a pu trouver pour illustrer sa perception de Dieu a été celle du Père (Abba !) . Épris de Dieu et imprégné de son esprit d’amour, Jésus n’a voulu être que le relais de cet amour qui donne la vie, qui guérit, qui rétablit, qui unifie, qui fait vivre en plénitude. Les évangiles, surtout l’évangile de Jean, mettent sur les lèvres de Jésus des phrases surprenantes. Nous ne savons pas si Jésus les a réellement prononcées telles quelles. Elles expriment, sans aucun doute, la conscience qu’il avait de sa familiarité avec Dieu, ainsi que de la mission qu’il pensait être la sienne: aider les gens, surtout les plus démunis, les plus éprouvés, les plus meurtris par la vie, à vivre une existence plus digne, plus décente, plus respectable, plus saine, plus libre, plus heureuse et donc, finalement, plus humaine. Il dira: «Moi et le Père, nous me sommes qu’un. Moi, je vis dans le Père et le Père vis en moi. Qui me voit agir, voit agir le Père. Je suis le bon pasteur, et je donne ma vie pour mes brebis. Je conduis mes brebis vers des bons pâturages où elles pourront trouver tout ce dont elles ont besoin pour prospérer et vivre. Je suis la porte qui les protèges des loups et des agresseurs. Je suis le pain qui nourrit et qui fait vivre. Je suis venu pour donner la vie et la donner en abondance. Je suis prêt à me donner totalement à cette mission, même si je dois y laisser ma peau ».  

            Poussé par cet idéal, le Maître de Nazareth rêvera d’instaurer une nouvelle forme de société à l’abri de l’oppression, de la violence, de l’avidité ; un monde sans domination des plus forts sur les plus faibles ; sans exploitation des plus pauvres et des plus petits  par les plus riches et les plus puissants.

Il est surprenant de voir comment l’Amour de Dieu qui anime la vie de Jésus ne prend jamais des envolées mystiques, mais il se fait toujours action en réponse aux besoins et aux problèmes  concrets et immédiats que les personnes expérimentent dans le quotidien de leur vie. Le théologien espagnol José Castillo fait remarquer que Jésus a eu dans sa vie trois préoccupations fondamentales autour desquelles il a pratiquement tissé toute la trame de son activité publique: la santé, la nourriture et les relations humaines.

 Jésus avait compris que pour être heureux, l’homme n’a fondamentalement besoin que de trois choses bien simples: avoir de la nourriture en suffisance, être en sante et pouvoir se garder en bonne santé et se sentir aimé. Si ces trois conditions ne sont pas réalisées, la personne sombre inévitablement dans la désolation, l’angoisse et le désespoir ; se sentant malheureuse et abandonnée, elle perd toute auto-estime et devient incapable de vivre autant à la hauteur de sa dignité humaine que de sa vocation divine.

Jésus sait que tout discours sur l’amour de Dieu et du prochain que l’on voudrait adresser à de telles personnes est et sera toujours stupide, insensé et irresponsable. Jésus sais qu’avant de vouloir nourrir les gens de Dieu, il faut les nourrir de pain ; qu’avant de vouloir assurer le salut de leur âme, il faut assurer le bien-être et la santé de leur corps.  Et c’est bien pour cela qu’il a consacré toute son activité publique à guérir les malades, à encourager la convivialité, à lutter contre les tabous alimentaires, les lois, les normes religieuses et culturelle qui défendaient l’usage de certains aliments impurs , ou limitaient l’accès ou la consommation de la nourriture et la fréquence des repas ; et a bâtir des relations humaines à l’enseigne de la fraternité, de la bonté, du respect, de la compassion, de la tolérance et du service réciproque dans l’amour.

Jésus est convaincu que le bonheur humain est pour ici et maintenant ; et que c’est dans le présent que chacun doit s’accomplir humainement. Et que c’est donc dans le quotidien de la vie qu’il faut trouver les conditions de notre bonheur, pour être à même de le répandre et de le diffuser autour de nous sous forme d’amour et de don de soi. Comment aimer l’autre, lorsqu’on se sent rejeté soi-même ? Comme être artisans de bonheur, si nous nous nous débattons dans notre malheur ?  Comment infuser de la vie et de l’espoir, si nous sommes angoissés par nos problèmes et que notre vie s’effrite ou nous échappe parce que nous sommes incapables de l’assumer convenablement ? Comment croire en un Dieu d’amour, si nous n’expérimentons que le désamour, l’indifférence, l’égoïsme, l’individualisme, le rejet, la solitude, l’oppression et la haine ?

Jésus avait compris que l’être humain ne peut se réaliser vraiment comme personne et devenir pleinement humain, que s’il devient un être capable de bonté, de don de soi et d’amour. Car c’est pour cela qu’il existe dans cet Univers. La mesure de sa vérité et de son humanité est donc donnée seulement par la mesure de son amour envers les autres.

 Comme di Castillo, Jésus a déplacé le centre de la religion. Ce centre qui nous rend meilleurs, agréables à Dieu et qui accomplit notre humanité, n’est plus dans la soumission aux autorités religieuses, dans la fréquentation du Temple, dans les rites, les sacrements, les observances religieuses, les pratiques de la piété et de la dévotion, mais dans la rue, dans le métro, à la maison, sur les lieux de travail, de vacances, sur les places et les supermarchés… car c’est là que nous rencontrons le monde réel, les personnes qui ont besoin de nous et qui attendent notre sourire, notre affabilité, notre bonté, notre écoute, notre sympathie, notre compréhension, notre amitié, un tout petit geste d’amour...

Si nous considérons que cette attitude nous vient de notre adhésion à Jésus qui pourra nier qu’il est pour nous le meilleur des bergers ? Ne nous a-t-il pas nourri de ses valeurs et uni ensemble avec les liens de la fraternité et la conscience d’un Amour qui nous habite et qui nous stimule à construire une nouvelle sorte d’humanité ?

BM


UN AMORE CHE DIVENTA TENEREZZA


(4° domenica di pasqua – Gv. 10,1-10 – Il buon pastore)
           
Questo brano evangelico sul buon pastore che troviamo nel vangelo di Giovanni è per me inno al rispetto, alla cura, alla premura, alla considerazione e all’attenzione che ognuno dovrebbe nutrire e sviluppare verso le persone ed il mondo che ci circonda. La figura del buon pastore che l’evangelista applica alla persona di Gesù, è senz’altro la migliore immagine che potesse trovare per presentare ai cristiani del suo tempo lo sguardo pieno di sollecitudine e d’amore che Gesù di Nazaret ha sempre portato sulle persone e le cose. È una immagine che contiene una carica particolarmente intensa e commovente d’amore e di tenerezza. Questo amore-tenerezza che ognuno di noi dovrebbe provare per tutte le creature.

            Questo pastore è infatti cosciente che la sua vita dipende dalla vita delle sue pecore. Sa che senza di esse non esisterrebbe neppure lui e che senza di lui neppure le sue pecore sopravviverebbero. Le pecore fanno vivere il pastore ed il pastore fa vivere le pecore. In questa immagine, pecore e pastore dipendono strettamente l’uno dall’altro. Traggono profitto l’uno dall’altro. Hanno bisogno l’uno e dell’altro per poter continuare a vivere. E il pastore che, diversamente delle pecore, è un essere intelligente, sa anche che, se vuole continuare a tirar profitto dei proventi del gregge (latte, lana, carne , commercio) deve preoccuparsi del benessere e della salute delle sue pecore. Per questo il pastore del vangelo vuole che sue pecore non solo si conservino in vita, ma che vivano bene e che vivano nell’abbondanza ( “Sono venuto perchè le mie pecore abbiano la vita e l’abbiano in abbondanza”).

            Il pastore del vangelo però, oltre che ad essere una persona intelligente, è anche una persona sensibile. Se è capace di fa funzionare il suo cervello, sa dare importanza agli impusi del suo cuore. Egli sente che le sue pecore non sono solo latte, lana, carne, cotolette e merce da vendere, ma creature di Dio, capolovori dell’evoluzione cosmica, esseri viventi, individui con una personalità, un carattere, un’anima, una dignità, una finalità, un destino, un valore spirituale e che sono dunque delle creature meravigliose da trattare con rispetto, delicatezza ed amore.

Rispetto, delicatezza ed amore sono gli elementi costitutivi della tenerezza. Per me, questo capitolo sul buon pastore è uno dei testi piu belli mai scritti sull’amore che si fa tenerezza verso tutte le creature. In questo testo l’amore–tenerezza costituisce lo specchio in cui ognuno di noi è invitato a contemplarsi e a riconoscersi, non solo come seguace di Gesù, ma anche come essere umano chiamato ad incarnare la presenza delle forze spirituli e divine dell’Amore Originale che regolano e sostengono l’Universo.

            Penso che la figura del buon pastore sia stata inventata da Giovanni per far capire che, in fondo, tutto ciò che esiste ha un anima, che tutto vive, che niente è solo banale oggetto o materia bruta che possiamo usare e scartare a nostro piacimento. Ma che tutto è soggetto degno d’ammirazione, di rispetto, di cura, di tenerezza e d’amore. Ogni pecora, cioè ogni essere che fa parte di questo “insieme”, di questo “Tutto”,  di questo “gregge” o “aggregato” che è l’Universo che ci ha generato, ha un nome che gli è proprio, che lo identifica in mezzo a tutto e a tutti, che fa di lui un essere unico, una individualità che possiede un nome proprio con il quale è chiamato, conosciuto, voluto, apprezzato da sempre e sotto il quale sarà amato adesso e per l’eternità. ( “Conosco le mie pecore e le mie pecore conoscono me ... riconoscono la mia voce ...io le chiamo per nome ed esse mi seguono...nessuno le strapperà a”).

            Questo testo del buon pastore ci insegna dunque la tenerezza che è la quintessenza, il fiore dell’amore, la sua espressione più perfetta e più sublime. Il testo dice infatti che questo pastore è pronto a tutto per il bene delle sue pecore, perfino a sacrificare la sua vita. Ora, dare la propria vita per qualcuno, non costitisce forse l’espresione più alta e più mirabile dell’amore? Attraverso l’immagine del pastore l’évangelista vuole insegnare che non basta amare, ma che, come ha fatto Gesù, dobbiamo fare tutto il possibile perchè il nostro amore acquisti la connotazione, la colorazione e le caratteristiche della tenerezza. L’amore vero è quello che si trasforma in tenerezza. E l’amore si trasforma in tenerezza:
quando sono capace di sacrificarmi per proteggere, custodire, salvare, tendere felice coloro che amo;.
quando amo l’altro più di me stesso;
quando tengo alla felicità dell’altro più della mia;
quando riesco ad amare l’altro per quello che è e non per quello che mi dà ;
quando divento felice in sua presenza; interessato alla sua storia; sensibile ai suoi bisogni; vulnerabile alle sue lacrime;.
quando divento attento alle sue attese, disponibile alla realizzazione dei suoi progetti, del suo benessere e della sua felicità ...

 E questo senza calcoli, senza mezze misure, senza rimpianti, senza ritorni, sempre, fino in fondo, costi quello che costi...

Finalmente, grazie all’amore-tenerezza, nella felicità dell’altro io trovo il riflesso e la prova della mia stessa felicità ed il segno tangibile della presenza dell’amore di Dio che trasforma e fa progredire l’Universo verso una forma di perfezione sempre più alta e più compiuta.



BM

dimanche 7 mai 2017

Feuillet paroissial 7 mai 2017

Attività parrocchiali     -       Activités paroissiales
1. Il contributo della  decima  è importante per il buon andamento della vostra parrocchia.Siate generosi!
2. Ringraziamo di cuore  tutti quelli e quelle che si sono dati da fare  per la riuscita del pranzo e della festa di Santa Caterina  da Siena

1. Votre  Dîme  est importante pour la bonne santé de la paroisse. Soyez généreux!
2. Nous remercions de tout  cœur ceux et celles qui ont travaillé à la réussite de repas et de la fête de Sainte Catherine de Sienne 

 CI   VUOL BENE E CI CONOSCE PER NOME  ...

Gesù è il pastore.Un buon pastore. Un bel pastore. Uno che sa fare il suo mestiere, che sa dove condu rre l e pecore, che le conosce una per una, senza farne un gregge anonimo.Pecore che lo riconoscono quando parla.
La voce è la grande protagonista di Gesù risorto. Attraverso la sua voce i discepoli riescono ad entrare nella nuova dimensione in cui Gesù è entrato. Solo ascoltando possiamo riconoscere la sua presenza.Arde il nostro cuore nell'ascoltare le sue parole, oggi e sempre.Diventiamo uditori attenti ed intelligenti della Parola, in essa riconosciamo il nostro pastore. Il nostro cuore non mente: lui solo sappiamo ascoltare perché a lui solo sto a cuore.Ci ama liberamente e amandoci ci rende liberi di amare. Ci ama gratis.Gesù è venuto a chiamarci per nome, per condurci al Padre. Chiede ai suoi discepoli un rapporto personale, intimo, coinvolgente. Gesù chiama le pecore per nome e le pecore riconoscono la sua voce, perché è una voce che parla direttamente al cuore, che salva, che riempie, che consola, che scuote, che dona energia, che perdona, che inquieta, che sconcerta, che porta a verità, alla verità tutta intera. Cosa abbiamo da temere? Nessuno ci può strappare dalla mano del Padre. Gioite, cercatori di Dio. Esultate, anime in pena! Rinsaldate le ginocchia vacillanti, gregge di Dio.
Non pecoroni, non beoti, non rassegnati, non storditi dal delirio della contemporaneità, ma amati e chiamati per nome, portati a salvezza e libertà dall'Unico che vi conosce! Ai discepoli il Signore chiede una vita più piena, più vera, non una mezza vita come alcuni stolti credono (Anche tra i discepoli!), una vita donata in abbondanza. (P. Curtaz)
«Je suis venu pour qu'ils aient une vie abondante»
Jésus parlait ainsi aux pharisiens. Nous parle-t-il autrement aujourd'hui.
Il tente de nous faire comprendre son amour et son attachement à chacun d'entre nous individuellement en parlant du vrai pasteur attaché à ses brebis qui les connaît toutes et chacune par leur nom. « Il les appelle chacune par leur nom et il les fait sortir. Il marche à leur tête et elles le suivent car elles reconnaissent sa voix. »Il est venu prendre le chemin des hommes. St Paul ajoute: « C'est bien à cela que vous avez été appelés, puisque le Christ lui-même a souffert pour vous et vous a laissé son exemple pour que vous suiviez ses traces. Dans son corps, il a porté nos péchés sur le bois de la croix afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre dans la justice: c'est par ses blessures que nous avons été guéris. » Ainsi Jésus a pu dire comme Pasteur et comme berger des brebis qu'il ne s'est pas contenté de les suivre, de leur indiquer le chemin à suivre.
Au contraire, il a lui-même pris ce chemin, il l'a parcouru comme chacun et chacune est invité à le parcourir. Il n'a pas dédaigné de prendre chair et d'épouser toutes les conséquences de cette situation. Il n'a pas fait semblant de venir parmi nous. Il a marché avec nous, il a ri avec nous, il a pleuré avec nous, il a souffert et il est mort comme nous. Il a pris la tête, il ne s'est pas contenté de suivre le troupeau, il a été celui qui l'a conduit et qui continue de le conduire.
Il a dit un jour au jeune homme riche: « Viens et suis-moi. » Nous savons que celui-ci l'a trouvé un peu trop exigeant. Il est parti tout triste. Jésus aussi fut triste ce jour-là. Mais il a quand même continué à appeler. Il continue toujours à appeler et il continuera toujours. Mais nous savons qu'il ne se contente pas d'appeler, Il prend la tête du troupeau. Il a aimé le premier et cela jusqu'à la mort.

« Moi je suis venu pour qu'ils aient la vie, pour qu'ils l'aient en abon­dance. » Pas une vie mièvre et sans but mais une vie remplie de chaleur, d'amour et de don pour qu'un jour les autres comprennent que c'est la seule façon d'être heureux. Donner sa vie. Donner sa vie à la suite de Jésus, c'est le gage du bonheur promis. La vie en abondance, c’est aussi ça la vie, pas « la vie des Bougon », mais la vraie vie, celle qui a du sens, celle qui vaut la peine d'être vécue. (Jean Jacques Mireault, prêtre)